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Un record du Tour de France vieux de 27 ans a été pulvérisé !

Tour de France
Mis à jour le par Nathan DELODDERE
Photo : Sirotti

Une folie douce sur le bitume nivernais. Ce mercredi 15 juillet 2026, la 11e étape de la "Grande Boucle" entre Vichy et Nevers a tout simplement dépoussiéré les livres d'histoire du Tour de France. En ralliant la cité ducale à la moyenne supersonique de 50,9 km/h, le peloton a signé l'étape en ligne la plus rapide de tous les temps. Un vol plané de haute voltige qui a essoré les organismes et qui annonce la couleur avant le grand départ de demain, programmé sur l'asphalte sacré du circuit de Nevers Magny-Cours. Quand le cyclisme emprunte les codes de la Formule 1, le spectacle devient hypnotique.

Vidéo: Anthon Charming : '50 km/h... on allait assez vite"

 

C'était le TGV du Tour entre Vichy et Nevers... 50,9Km/h

On pensait le vieux record de Super Mario Cipollini gravé dans le marbre pour l'éternité. C'était sans compter sur la fureur d'un peloton moderne affamé, poussé par un vent de dos dantesque et une météo qui a enfin laissé un peu de répit aux organismes après la canicule des derniers jours. En 1999, le sprinteur italien et sa garde rouge de la Saeco avaient rallié Laval à Blois à une moyenne folle de 50,35 km/h. Ce mercredi, cette marque mythique est entrée au panthéon des souvenirs. Avec 50,9 km/h de moyenne générale, les coureurs n'ont pas simplement roulé ; ils ont survolé l'Allier et la Nièvre. Les tentatives de bordures incessantes et le refus des équipes de sprinteurs de laisser la moindre seconde de liberté à l'échappée ont maintenu un rythme de kermesse belge du premier au dernier kilomètre. "50 km/h... on allait assez vite", glissait Anthon Charming de la Uno-X Mobility le regard encore un peu hagard lors de la reception du Prix de la Combativité.

 

Du val d'Allier aux rives de la Loire : trois heures d'apnée

Sur ce tracé d'un peu plus de 160 kilomètres, la course s'est transformée en un gigantesque toboggan. Les spectateurs massés le long des routes n'ont eu le temps de voir qu'un flash de couleurs multicolor, un sifflement strident de boyaux sur le goudron et le vrombissement des voitures de directeurs sportifs obligées de rouler à tombeau ouvert pour rester au contact. À cette vitesse-là, la moindre erreur de placement se paie en cassures immédiates et irréversibles. Pas de pause pipi, pas de temps mort pour s'alimenter correctement : les coureurs ont dû attraper leurs musettes et leurs bidons à la volée, comme des athlètes sur un relais de 4x100 mètres. Nevers, d'ordinaire si paisible sur ses remparts dominant la Loire, a vibré au rythme d'un final d'une violence inouïe, où les véritables fauves du sprint ont dû déployer des braquets de géants 54x11, voire plus pour espérer lever les bras, chose que Soren Waerenskjold (Uno-X Mobility) à réussi.

 

Jeudi, les monoplaces du peloton s'élancent de Magny-Cours

Cette pointe de vitesse historique prend tout son sens au vu du programme qui attend les rescapés ce jeudi 16 Juillet. Pour la 12e étape, le Tour de France s'offre un écrin d'exception en installant sa rampe de lancement sur le mythique circuit de Nevers Magny-Cours. Après avoir égalé les moyennes de vitesse des sports mécaniques sur les routes départementales, les forçats de la route vont physiquement fouler la grille de départ qui a vu s'affronter Schumacher, Senna ou Prost. Un clin d'œil parfait de la part des organisateurs d'ASO. Reste à savoir si les jambes, encore dures et gorgées d'acide lactique après la folie de cette onzième étape, parviendront à retrouver du répondant dès les premiers virages de la piste d'Estoril ou d'Adélaïde. Une chose est sûre : ce Tour de France 2026 a définitivement enclenché la vitesse supérieure.

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