Romain Grégoire : «L'équipe a le vent dans le dos, donc.. »
Tour de FranceUne semaine après son titre de champion de France obtenu à la Tour-du-Pin, dans le Nord-Isère, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) s’apprête à participer au Tour de France avec le maillot bleu, blanc, rouge sur les épaules. Le Bisontin ne vient pas uniquement pour porter ce maillot, mais bien pour viser une première victoire d’étape en carrière sur la Grande Boucle, comme il l’a expliqué à divers médias, dont Cyclism’Actu.
Vidéo: Romain Grégoire, au micro de Cyclism'Actu avant le Tour de France 2026
"L’objectif est vraiment de renouer avec la victoire sur le Tour"
Romain, qu’est-ce que ça fait de se dire, au départ du Tour de France, que tu vas porter le maillot bleu-blanc-rouge sur les épaules ?
Je me dis que j’ai beaucoup de chance. C’est un moment privilégié, rare dans une carrière. Porter ce maillot sur les routes du Tour, c’est quelque chose de fou. J’essaie d’en profiter au maximum et de le faire briller. J’espère que ces couleurs vont aussi me pousser et me donner de la force grâce au public.
Tu as senti des changements lors de ta première sortie officielle, lors de la présentation des équipes ?
Pas vraiment. Peut-être parce qu’on est en Espagne, mais je n’ai pas senti de différence par rapport aux autres années. L'engouement était juste fou l’an dernier à Lille. Maintenant, je sais dans quoi je mets les pieds, c’est mon troisième Tour.
Quand tu vois ce maillot, est-ce que tu mesures le chemin accompli pour en arriver là ?
Oui, clairement. Même si tout est allé assez vite, je trouve ça assez fou d’en être arrivé là. C’est très positif. Après avoir bien réalisé ces derniers jours que je vais porter ce maillot, je me projette maintenant sur les objectifs pour être à la hauteur de ce maillot, car c’est une vraie responsabilité.
Est-ce que cela génère de la pression, ce maillot bleu-blanc-rouge ?
Oui, un peu de pression forcément. Mais c’est une pression positive. Ce n’est pas négatif. Ça me pousse à me transcender pour être à la hauteur de ce maillot.
"Si je devais choisir entre le maillot jaune et une victoire d’étape, je choisirais la victoire d’étape"
Ce serait quoi un Tour réussi pour vous et pour l’équipe ?
Un Tour réussi, c’est une victoire d’étape. Il n’y a pas d’autre bilan positif pour nous. Ça fait trop longtemps qu’on n’a pas gagné sur le Tour avec l'équipe. On a besoin de renouer avec la victoire. Que ce soit moi ou un autre coureur, c’est l’objectif à 100 %.
Le maillot jaune, avec deux étapes possibles, est-ce que c’est dans un coin de ta tête ou uniquement la victoire d’étape ?
C’est clairement l’étape au-dessus de tout, mais c’est quand même dans un petit coin de la tête. On va essayer de bien faire le contre-la-montre par équipes, c’est important pour bien lancer le Tour et se positionner correctement. Je ne pense pas que ce soit dimanche, mais peut-être lundi ou un peu plus tard à Foix : il pourrait y avoir un maillot jaune distribué à une échappée. Dans cette situation, ce serait vraiment intéressant d’avoir des coureurs de l’équipe bien placés pour pouvoir prétendre à ce maillot.
Est-ce que le maillot jaune fait rêver, surtout pour un coureur français ?
Oui, ça fait rêver, forcément. Mais si je devais choisir entre le maillot jaune et une victoire d’étape, je choisirais la victoire d’étape.
Cela fait longtemps que l’équipe n’a pas gagné sur le Tour, et cela fait aussi longtemps qu’elle n’a pas porté le maillot bleu, blanc, rouge sur le Tour. Toutes les planètes sont-elles alignées cette année ?
On se dit que le Tour arrive au bon moment. Le début de saison n’a pas été facile, mais depuis début juin, tout s’est mis en place. On est dans une bonne dynamique depuis le Dauphiné, le Tour de Suisse et la Route d’Occitanie. On a aussi gagné aux Championnats de France. Il faut profiter de cette période pour concrétiser sur le Tour.