+
A LA UNE

Christian Prudhomme, le patron : «Je ne suis pas cramoisi... »

Tour de France
Mis à jour le par Jules STEPHO
Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a affiché son immense enthousiasme ce vendredi à Barcelone, à la veille du Grand Départ de la 107e édition. Interrogé à la veille du lancement de la course en Catalogne, le patron de l'épreuve s'attend à un "combat des chefs" dès le premier week-end grâce au retour stratégique du contre-la-montre par équipe sur la colline de Montjuïc. Entre la gestion de la canicule annoncée, l'émergence d'une nouvelle génération tricolore incarnée par la pépite Paul Seixas (Decathlon CMA CGM Team) et un parcours dessiné pour maintenir le suspense jusqu'aux dernières quarante-huit heures, Prudhomme promet une édition mémorable et riche en rebondissements. Cyclism'Actu était sur place à Barcelone pour recueillir ses propos !

Vidéo: Le point presse de Christian Prudhomme avant le Grand Départ du Tour !

 

"Sans la nouvelle règle, on n’aurait jamais fait de contre-la-montre par équipe"

Pour ce Grand Départ de Barcelone, Christian Prudhomme a défendu le choix d'un contre-la-montre par équipe inaugural, transfiguré par une règle moderne qui va bousculer les stratégies des favoris : "Sans la nouvelle règle, à savoir que c’est le temps du premier qui compte, on n’aurait jamais fait de contre-la-montre par équipe. Dès lors qu’on a une arrivée en bosse, et là la bosse elle se nomme Montjuïc, c’est un atout déterminant du grand départ.Pour les équipes, il faut peut-être, pour certaines d’entre elles, choisir entre une possible victoire d’étape ou le classement général, privilégier son leader ou celui qui est le plus fort dans ce genre d’exercice. Donc ça met un suspense supplémentaire".

 

"Est-ce qu'il y aura un troisième homme qui s'appelle Evenepoel ou Seixas ? On verra bien"

Le patron du Tour ne cache pas sa fascination pour le jeune prodige français Paul Seixas, au départ de son premier Tour à seulement 19 ans, au sein d'un peloton profondément rajeuni : "Le cyclisme a toujours été considéré comme un sport à maturité tardive. Avec lui, ce n'est plus le cas, mais ce n'est pas un cas isolé. Sa performance en Ardèche, en Coupe de France en février, son solo de 42 kilomètres, ses victoires au Tour du Pays Basque, à la Flèche Wallonne... m'ont fait changer d'avis. Tadej Pogačar est l'incontestable favori, sans aucun doute. Est-ce que Jonas Vingegaard sera à son niveau ? Est-ce qu'il y aura un troisième homme qui s'appelle Evenepoel ou Seixas ? On verra bien".

 

Le point presse de Paul Seixas avant le Grand départ du Tour ce samedi

 

"Le boulot même des organisateurs, c'est de s'adapter"

Alors que de fortes chaleurs menacent la première semaine de course, l'organisation assure être parée à toutes les éventualités pour préserver la santé des athlètes tout au long des 3 320 kilomètres : "Le boulot même des organisateurs de course cycliste et du Tour de France, c'est de s'adapter. Pour ce qui concerne les champions, vous savez qu'il y a un protocole climat mis en place par l'UCI. Sachant que nous fournirons aux équipes davantage de glace. On peut jouer sur le ravitaillement, il peut être ouvert beaucoup plus, voire tout le temps. On peut jouer sur les délais d'élimination pour faire en sorte que les champions n'aient pas d'efforts démesurés à fournir pour rester dans la course".

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 

A LIRE AUSSI

TOUR DE FRANCE

Le choix du Ministère de l'Intérieur s'il y a canicule sur le Tour

TOUR DE FRANCE

Ayuso touché par une maladie avant le Tour : "Ce fut difficile..."

 

A la Une