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Ben Healy : «Depuis que je suis spécialisé dans les échappées...»

Tour de France
Mis à jour le par Jules STEPHO
Photo : Sirotti

Le puncheur irlandais Ben Healy (EF Education-EasyPost) a affiché une grande détermination ce vendredi 3 juillet lors de la conférence de presse officielle de son équipe à la veille du Grand Départ de Barcelone. Malgré une première partie de saison perturbée par les blessures et la maladie, le coureur de 25 ans aborde ce Tour de France 2026 avec une solide préparation et la ferme intention de se glisser dans les échappées dès la première semaine de course. Déjà vainqueur d'étape et éphémère maillot jaune par le passé, l'Irlandais sait qu'il sera particulièrement surveillé par le peloton mais compte s'appuyer sur son expérience grandissante pour déjouer le contrôle des équipes de favoris.

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"Je pense que les gens dans le peloton s'étaient déjà rendu compte de ce que je pouvais faire en 2024"

Interrogé sur la pression d'être un homme marqué en raison de ses exploits passés sur les routes du Tour, Ben Healy a balayé les inquiétudes avec beaucoup de détachement : "Pas vraiment, pour être tout à fait honnête. Je pense que les gens dans le peloton s'étaient déjà rendu compte de ce que je pouvais faire en 2024, donc ce n'est pas quelque chose de nouveau cette année, cela fait maintenant quelques années que je ressens cette surveillance. C'était un peu chiant cette saison, juste au moment où j'ai l'impression de repartir, quelque chose semble me tomber dessus. Mais j'ai eu une très bonne préparation pour le Tour, et honnêtement, je suis juste heureux d'être ici. Je sens que je suis en plutôt bonne forme, prêt à courir, et je veux être à l'avant, compétitif dans les échappées".

 

"Parfois, défendre un petit écart joue contre vous"

Le spécialiste des raids à l'avant a également décrypté la complexité des premières étapes en ligne, où la perte de temps initiale peut parfois devenir un atout stratégique majeur : "Depuis que je me suis spécialisé dans les échappées, c'est une partie clé du boulot, et j'apprends encore tous les jours. Il s'agit de garder la tête froide. Souvenez-vous de l'année dernière, j'ai perdu environ quatre minutes sur le Mûr-de-Bretagne et je suis quand même revenu pour récupérer le maillot jaune plus tard. Parfois, défendre un petit écart joue contre vous, si vous êtes à huit secondes, tout le monde s'inquiète pour vous ; si vous êtes à quatre minutes, ils ne pensent plus vraiment à vous de la même manière. Nous devrons évaluer la situation après le contre-la-montre par équipe, mais s'il y a une opportunité, nous serons prêts".

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