Arvid De Kleijn : «S'apitoyer sur son sort, ça n'a aucun sens !»
Tour de FranceLe bonheur des uns fait le malheur des autres dit l'adage... En dominant nettement la concurrence ce lundi 6 juillet, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) a mis sous pression de nombreux coureurs, notamment des sprinteurs. En cause, le délai imparti pour atteindre l'arrivée après le vainqueur de cette 3e étape du Tour de France. Selon Wielerflits, le Néerlandais Arvid de Kleijn (Tudor Pro Cycling) a bien failli en faire les frais. Le sprinteur a été l'un des premiers lâchés mais s'est battu de toutes ses forces pour rentrer dans les temps... effort payant contrairement à Arnaud De Lie (Lotto Intermarché).
Vidéo: Tadej Pogacar a remporté cette 3e étape
"Je n'ai cessé de penser à mon père"
"Pendant la course, j’ai beaucoup pensé à mon père. C’est une autre sorte de souffrance, vous savez..." dit-il, ému, en pensant à son père, décédé des suites d'un cancer. "À côté de ça, tout ça n’est rien, mais j’ai quand même été poussé à mes limites. Je n’ai cessé de penser à mon père. Il a tellement souffert que ça, ce n’est rien. On peut bien s’apitoyer sur son sort, mais ça n’a aucun sens. J’ai roulé à fond toute la journée. J’ai été distancé un peu trop tôt par les sprinteurs. Je me suis alors retrouvé aux côtés d’Arnaud De Lie et, à quatre, nous avons roulé à fond sur le plat. À un moment donné, nous avons dû laisser Arnaud derrière nous. Après ça, j’ai en fait tout fait tout seul. On a dû se séparer, car on ne savait pas si on allait encore respecter le temps limite. J’ai effectivement réussi. Je ne m’y attendais pas, mais c’est ça, quand on continue à se battre. Pendant la course, je me disais : si seulement je peux continuer à rouler à mon rythme, j’ai une chance. Et c’est ce que j’ai fait."