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Julien Absalon : «Au top de ma forme 48h trop tôt»

ITW
Mis à jour le par Pierre HERTOUT
Photo : Eurosport

 

O 2016 - La revanche de Nino Schurter sur Jaroslav Kulhavy

Double champion olympique, Julien Absalon était venu à Rio pour décrocher une nouvelle médaille. Pourtant cette course olympique n'a jamais souri au Champion d'Europe qui termine 8e et 2e Français (Maxime Marotte termine 4e après une belle bagarre). Autre coureur français, Victor Koretzky prend quand à lui la 10e place, tandis que l'autre star de cette course, Peter Sagan, finit plus loin. Le Slovaque a connu des soucis mécaniques qui l'ont relégué à la 35e place alors qu'il était parti avec les meilleurs. Le VTT français repart donc bredouille de ces Jeux Olympiques puisque la meilleur chance tricolore chez les femmes, Pauline Ferrand-Prévot, a été contrainte à l'abandon. Au final, c'est le numéro 1 mondial Nino Schurter qui remporte enfin l'or, avant d'être honoré par son pays pour la cérémonie de clôture. Le Suisse devance Jaroslav Kulhavý, champion en titre, et l'Espagnol Carlos Coloma.

Absalon raconte sa course auprès de nos confrères de lequipe.fr, après avoir pris le temps de faire le bilan. "J’ai pris un mauvais départ, puis j’ai été embêté dans le trafic par des coureurs qui m’ont un peu bloqué en descente. Après un départ pareil, il fallait de grosses jambes pour revenir sur la tête et je ne les avais pas. Dès qu’il fallait mettre du braquet, je n’avais pas les watts. Je m’en sortais encore dans les montées les plus raides, mais il y en avait peu. Sur le plat, je n’y arrivais pas. C’était un jour sans. Je ne m’explique pas pourquoi".

Après la course, il est donc temps pour le coureur de la BMC de chercher ce qui a pu se passer pour corriger les erreurs faites dans l'approche de cette course. "Ces derniers jours, tous les voyants étaient au vert, j’avais d’énormes sensations. Je pense que j’étais au top de ma forme vendredi. Quarante-huit heures trop tôt. J’ai peut-être un peu joué. Quand j’arrive à 5% de masse grasse, comme c’est le cas, je sais que ça ne tient pas très longtemps. C’est un peu la limite dangereuse et une sorte de coup de poker. Si ça passe, ça passe vraiment bien. Sinon, ça coince. Et puis je sais aussi que je suis super fragile et que dès qu’on modifie un tout petit peu mon alimentation, ça me pose des problèmes. Sur un autre continent, on ne trouve pas exactement les mêmes choses que chez soi et au niveau intestinal, ce n’était pas le top".

 

Lucide, Julien Absalon n'oublie toutefois pas le passé et ne se laisse pas abattre et relativise sur ses nombreux JO, puisqu'il y a peu de chances qu'il soit encore en 2020 à Tokyo, car il aura alors 40 ans. "Sur quatre Jeux Olympiques [2004-2008-2012-2016], j’en ai quand même gagné deux [en 2004 et en 2008]. Ça fait 50% de réussite, ce n’est pas si mal… Je suis surtout déçu pour le staff, j’ai été super accompagné".

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