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Vincenzo Nibali : «Vingegaard a fait ce qu'il devait faire»

Tour d'Italie
Mis à jour le par Paul-Antoine STEVENIN
Photo : Sirotti

Vincenzo Nibali a une histoire riche avec le Tour d'Italie ! Avec 11 participations, 7 victoires d'étapes et 2 victoires au classement général, le "Requin de Mescine" connaît son sujet lorsqu'il s'agit de la course au maillot rose. Et bien évidemment, l'ancien coureur de 41 ans ne perd pas une miette de cette 109e édition, que tout les observateurs estiment promise à Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike). Et si Vincenzo Nibali n'infirme pas cette prévision, il estime auprès de La Gazzetta dello Sport qu'après 13 étapes, le Danois n'a pas écrasé la course et se méfie d'une surprise inopportune.

Jonas Vingegaard est resté au chaud pendant la 13e étape

 

"Il n'a pas vraiment creusé l'écart par rapport à Felix Gall"

Avant la 14e étape, premier vrai enchaînement de cols sur la route de ce Tour d'Italie 2026, Vincenzo Nibali a expliqué que, jusqu'à présent, Jonas Vingegaard s'est contenté de peu de choses, a simplement gagné sans écraser la course : "Il y a eu deux arrivées en altitude, Blockhaus et Corno alle Scale, et il les a gagnées. Donc il a fait ce qu’il devait faire. Mais, surtout par rapport à Felix Gall, il n’a pas vraiment creusé l’écart. De plus, lors de la deuxième arrivée, il n’a pas relayé l’Autrichien, puis il est allé chercher la victoire. Dans la politique non écrite du cyclisme, ce sont des choses qui ne devraient pas se faire."

C'est pourquoi le Requin de Mescine estime que le Danois aurait pu déjà sécuriser sa victoire mais qu'il préfère gérer, sachant pertimment qu'il a un Tour de France à disputer après cela : "Vingegaard n’a pas encore mis une “cartouche” de 5-6 minutes pour fermer le Giro à double tour. Il est encore là : je ne pense pas que la course lui échappera, mais il ne faut jamais rien tenir pour acquis. J’aimerais qu’avant la fin du Giro il réalise un exploit “à la Vingegaard”, qu’il offre un grand et long spectacle. Je sais qu’il pense aussi au Tour et au duel avec Pogacar, et il est normal que sa condition puisse encore monter ici. Oui, il peut choisir de gagner en grappillant un peu chaque jour. Ce serait compréhensible. Mais moi, j’espère autre chose."

Quant à ses principaux rivaux, le Sicilien voit deux noms ressortir. D'abord Felix Gall (Decathlon CMA CGM), "parce qu’il n’y a plus de kilomètres de chrono et que son terrain arrive. En montée, jusqu’ici, il n’a perdu que face à Vingegaard. Il a une équipe forte et une grande occasion à saisir." Et ensuite Thymen Arensman, discret mais actuellement 3e du classement général : "La Netcompany-Ineos sera soudée autour de lui maintenant que Bernal est plus loin. Les deux victoires d’étape au Tour l’an dernier lui ont fait franchir un cap. En général, dans les grands tours, il démarre doucement mais monte en puissance, donc il est à considérer."

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