Paul Magnier : «J’ai lâché dans la première bosse...»
Tour d'ItalieQuel Giro d’Italia de Paul Magnier (Soudal Quick-Step) ! Le sprinteur français a remporté sa troisième victoire d’étape au sprint sur cette 18e étape du Giro d’Italia. Bien lancé par son fidèle poisson-pilote Jasper Stuyven, le coureur de 22 ans a dominé dans un sprint tout en puissance, jusqu’à déraper proche de la ligne, les Italiens Edoardo Zambanini (Bahrain Victorious) et Jonathan Milan (Lidl-Trek). Il s’est exprimé au micro d’Eurosport à l’issue de cette 18e étape.
Le résumé de cette 18e étape du Tour d'Italie
"Quand j’ai vu que Narváez voulait contrôler l’étape, ça m’a un peu fait peur"
"Ce matin, on était surpris que Lidl et UAE veuillent contrôler l’étape. On pensait plutôt qu’une échappée allait se former dans la bosse après 20 kilomètres. Au final, ça a été une journée assez tranquille puisqu’il n’y avait que quatre coureurs dans l’échappée. Nous, on n’a pas eu grand-chose à faire. On voulait juste essayer de survivre jusqu’au Ca'Del Poggio. On sait que c’est très dur et très raide. Quand on est lourd comme un sprinteur, c’est assez difficile. Mais avec mon punch, j’ai réussi à passer cette montée, aussi grâce à l’aide de tous mes équipiers qui m’ont vraiment soutenu. Je suis vraiment très content de gagner cette course aujourd’hui pour eux.
Les deux derniers jours, j’étais très fatigué. Ce matin aussi, pour être honnête, j’ai lâché dans la première bosse avec seulement une vingtaine de coureurs. Mais au final, je me suis remobilisé. C’était très important. Les directeurs sportifs et tous mes équipiers m’ont vraiment motivé. Ils m’ont dit de me faire confiance, et c’est ce que j’ai fait dans la bosse. C’est vraiment exceptionnel de pouvoir gagner. Je ne m’y attendais tellement pas. Quand j’ai vu que Jhonatan Narváez voulait contrôler l’étape, ça m’a un peu fait peur. Je me suis dit que mes chances pour le maillot cyclamen étaient peut-être terminées. Mais je pense qu’avec cette victoire, ça va redonner énormément de motivation à tout le monde", conclut Paul Magnier au micro d’Eurosport.