Jonas Vingegaard : «Je suis très heureux pour Michael Valgren»
Tour d'ItalieMichael Valgren (EF Education-EasyPost) a remporté de haute lutte la 17e étape du Giro d'Italia, une éprouvante aventure de 202 kilomètres disputée sous une chaleur étouffante (près de 30°C) entre Cassano d'Adda et Andalo. Issu d'une gigantesque échappée d'une trentaine de coureurs qui s'est disputé la victoire en l'absence de réaction des favoris, le coureur de 34 ans a surpris ses compagnons en anticipant à 900 mètres de la ligne pour s'offrir son deuxième succès de la saison devant Andreas Leknessund (Uno-X Mobility) et l'inoxydable Damiano Caruso (Bahrain-Victorious). Ce dernier réalise d'ailleurs la seule opération marquante du jour en effectuant son entrée à la 9e place du top 10 du classement général. Derrière ce groupe de fuyards, le maillot rose Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) a passé une journée tranquille au sein d'un peloton passif, préférant économiser ses forces et gérer intelligemment son avance en vue des prochaines échéances et du Tour de France de juillet.
Jonas Vingegaard après la victoire de Michael Valgren !
"Quand j'ai appris la victoire de Michael Valgren à la radio, cela m'a rendu vraiment très heureux"
"Quand j'ai appris la victoire de Michael Valgren à la radio, cela m'a rendu vraiment très heureux ; j'avais demandé plusieurs fois des nouvelles de la situation à l'avant. Concernant la course, il n'y a pas eu beaucoup de communication avec les autres formations : l'échappée est partie avec Damiano Caruso, alors nous avons commencé à rouler. Nous étions prêts à leur laisser cinq, six ou sept minutes, mais les autres équipes voulaient défendre leurs places au classement général, donc c'est logique qu'elles s'y soient mises aussi.
Pour la suite, ce serait sympa de gagner encore deux étapes, mais je ne m'y attends pas car les deux prochaines journées en montagne seront très difficiles. J'ai pioché très loin hier et, comme je l'ai déjà dit, il y a aussi une course en juillet que je veux faire. J'aimerais toujours lever les bras, mais il faut parfois garder à l'esprit ce qui arrive. Je pense forcément au Tour de France, dans le sens où je ne veux pas complètement me tuer sur ce Giro s'il est possible de l'éviter", a-t-il déclaré.