Jonas Vingegaard : «Je veux écrire un morceau d'histoire ici...»
Tour d'ItalieÀ deux jours du départ du Giro d’Italia depuis Nessebar, en Bulgarie, Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) a affiché ses ambitions de grandeur dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport. Après avoir battu Tadej Pogačar à deux reprises sur le Tour de France, le Danois se lance pour la première fois à la conquête du maillot rose avec la ferme intention de réaliser le doublé Giro-Tour la même année. Retrouvant son meilleur niveau deux ans après son grave accident au Pays basque, il voit en cette épreuve italienne le défi nécessaire pour briser la routine de ses dernières saisons et marquer l'histoire du cyclisme en visant la Triple Couronne (remporter les trois Grands Tours).
Jonas Vingegaard vainqueur du Tour de Catalogne 2026
"Atteindre ce triplé est un but pour moi..."
Pour le leader de la Visma, ce baptême italien répond à un besoin profond de renouveau dans sa carrière tout en visant un prestige statistique immense. "Pendant plusieurs années, mon programme de compétition a été très similaire. Je ressentais le besoin de changer. Le Giro est un grand objectif, et je suis convaincu qu'à travers ces semaines, j'arriverai également au sommet pour le Tour", explique-t-il, tout en précisant que décrocher ce titre avant Pogačar n'est pas sa priorité. Pour lui, l'essentiel est ailleurs : "Atteindre ce triplé est un but pour moi... et c'est tout. Cela signifie écrire un morceau d'histoire. Tadej y arrivera aussi, ce n'est qu'une question de temps. Mais je l'ai déjà battu et j'ai confiance dans le fait de pouvoir réussir à nouveau".
"L’Italie a quelque chose de spécial, une énergie qui lui est propre..."
Conscient de la difficulté de la course, Vingegaard anticipe un Giro nerveux et tactique où la vigilance sera de mise dès les premiers kilomètres en Bulgarie avant d'affronter les sommets mythiques comme le Blockhaus ou les Dolomites. "Je le considère comme plus imprévisible. Il faudra être prêt chaque jour, car les surprises, plus qu'ailleurs, peuvent être partout", analyse-t-il, citant Adam Yates, Bernal ou O'Connor parmi ses rivaux. Au-delà de la compétition, le Danois exprime un lien affectif fort avec le pays, dont il apprécie l'énergie et la culture : "L’Italie a quelque chose de spécial, une énergie qui lui est propre... J'aime tout, de la nourriture à la culture, et j'aimerais être plus expert dans vos vins, les blancs spécialement".