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Jonas Vingegaard : «Je pense que le Giro va m'aider pour le Tour»

Tour d'Italie
Mis à jour le par Titouan LABOURIE
Photo : @vismaleaseabike / Cyclism'Actu

À six étapes de l’arrivée, Jonas Vingegaard aborde la dernière semaine du Giro d’Italia avec une avance solide au classement général, sans pour autant crier victoire trop tôt. Le Danois de la Visma | Lease a Bike veut encore profiter des prochains jours pour aller chercher un succès d’étape avant de tourner son regard vers son autre grand rendez-vous de la saison : le Tour de France. Un objectif déjà bien présent dans son esprit, comme il l’a reconnu en conférence de presse.

Jonas Vineggaard en conférence de presse ce lundi

 

"Les étapes 9 et 10 sont probablement celles où j’ai le plus souffert de la maladie"

Comment vis-tu ce Giro jusqu’à présent ?

Franchement, je dirais que c’est encore plus agréable que ce que j’imaginais. Après la première semaine, j’avais un peu peur de voir comment la météo allait évoluer, mais ces derniers jours, nous avons eu un temps magnifique et énormément de spectateurs au bord des routes. On sent vraiment que c’est une course spéciale. Jusqu’ici, c’est une expérience superbe pour moi.

 

Quel impact a eu ta maladie, ce refroidissement ?

Pour être honnête, je pense que cela m’a surtout affecté juste avant la journée de repos et immédiatement après. Les étapes 9 et 10 sont probablement celles où j’en ai le plus souffert. Depuis, je n’ai plus vraiment senti que cela me gênait. Et je pense avoir montré il y a deux jours que cela n’avait plus d’effet sur moi.

 

Que penses-tu de cette dernière semaine ?

On reprend directement avec une étape très difficile après la journée de repos. Ce sera une journée pour les coureurs du classement général. D’après les prévisions, cette dernière semaine devrait aussi être chaude, enfin je l’espère. Je préfère largement cela à la pluie. L’étape du lendemain sera également très exigeante, il ne faut surtout pas la sous-estimer. Celle d’après possède une arrivée assez piégeuse, cela pourrait convenir à une échappée. Ensuite, nous aurons deux énormes étapes dans les Dolomites avant l’arrivée finale à Rome.

 

Vous avez souvent couru pour la victoire d’étape en montagne. Allez-vous continuer ainsi ?

La troisième semaine est clairement la plus difficile de ce Giro. Mais il y aura aussi beaucoup d’opportunités et j’ai déjà dit que nous choisirions soigneusement nos jours pour attaquer. Je ne vais pas révéler lesquels, mais nous ne roulerons certainement pas toujours de manière totalement défensive.

 

Felix Gall estime que le Giro est déjà joué pour le classement général…

Si c’est ainsi qu’ils veulent courir, alors évidemment je peux essayer d’en profiter moi aussi. Pour moi, une course n’est jamais terminée avant qu’elle ne le soit réellement. Tout peut arriver : une mauvaise journée, une chute, une maladie… On ne sait jamais. À mes yeux, le Giro est donc loin d’être terminé. Mais s’ils pensent le contraire, cela peut effectivement tourner à mon avantage.

 

"Je pense être dans une forme exceptionnelle"

Lors de tes attaques, tu restes toujours assis sur la selle. Est-ce volontaire ?

Nous avons légèrement modifié ma position l’année dernière. J’avais parfois des problèmes de douleurs au niveau de la selle, donc nous avons ajusté ma position afin de me donner davantage de soutien lorsque je reste assis.

 

Dans les étapes où tu cours de manière plus défensive, penses-tu déjà au Tour de France et à la récupération ?

Bien sûr. C’est aussi pour cela que je ne veux pas me battre pour chaque étape. Sinon, cela pourrait devenir plus éprouvant que nécessaire. Nous pensons évidemment aussi au Tour de France sur le long terme. Mais je suis ici, je veux respecter cette course, et maintenant que je porte le maillot rose, j’aimerais aussi gagner une étape avec.

 

Peux-tu expliquer en quoi participer au Giro peut t’aider pour le Tour ?

Oui, je pense que cela peut m’aider à franchir un cap supplémentaire. Ces dernières années, j’ai remarqué qu’après avoir disputé un premier Grand Tour, mon niveau était encore supérieur sur le deuxième. C’est exactement ce que nous espérons pour le Tour.

 

Où situes-tu actuellement ta condition physique ?

Pour être honnête, je pense être dans une forme exceptionnelle. Mais comme je l’ai déjà dit, nous pensons encore pouvoir progresser d’ici le Tour. Cela ne veut pas dire que je suis mal préparé. Je ne viendrais jamais sur cette course sans être prêt. Je dirais même que je suis déjà tout proche de ma meilleure forme.

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