Grand Départ du Giro, un véritable casse-tête logistique
Tour d'ItalieLe Giro d'Italia 2026 s’étend sur une distance totale de 3 468 km. Mais, comme le rappelle CyclingNews, les coureurs et équipes vont surtout devoir gérer un transfert long de 1 000 km entre la Bulgarie et l’Italie. En effet, la 3e étape se termine à Sofia dimanche à 17 h, et la 4e étape commence à Catanzaro mardi à 13 h 40, laissant seulement 40 heures pour organiser ce déplacement. Les coureurs et leur staff prendront l’avion de Sofia vers Lamezia Terme, tandis que le matériel et les vélos devront déjà être en place en Italie à leur arrivée. Ce transfert express pose un vrai problème pour certaines équipes, en termes d'organisation.
Warren Barguil a des ambitions sur ce Giro d'Italia
Une aide financière du Giro pour les équipes
Pour les équipes du Giro d’Italia 2026, le transfert entre la Bulgarie et l’Italie représente un véritable défi logistique. Les organisateurs ont dû doubler leur parc de véhicules et embaucher du personnel supplémentaire. RCS Sport, organisateur de la course, a également dû créer une nouvelle infrastructure à Catanzaro, pour accueillir ceux qui rejoignent le cortège en Italie. Avec environ 2 000 personnes dans la caravane, la logistique est un véritable cauchemar. Mais le choix de la Bulgarie s'explique par le fait que le gouvernement bulgare a versé 12,5 millions d’euros à RCS Sport pour accueillir la Grande Partenza, un montant bien supérieur à ce que pourrait offrir une ville ou région italienne.
Les frais des équipes, comme l’hébergement ou le carburant, sont normalement pris en charge par les organisateurs, mais certains staff estiment « payer pour courir » en raison des coûts supplémentaires liés au déplacement en Bulgarie. Les organisateurs des Grands Tours versent généralement 60 000 € par équipe et prennent en charge l’hébergement et les repas pour une trentaine de personnes. Cependant, avec l’ajout de personnel supplémentaire (ostéopathes, entraîneurs, cuisiniers, etc.), les équipes peuvent compter jusqu’à 50 personnes, ce qui entraîne des coûts supplémentaires pour les lits d’hôtel, souvent supérieurs aux frais de participation. Après des négociations tendues, un accord a été trouvé : chaque équipe a reçu environ 130 000 € et des bons d’avion de 5 000 € pour les vols vers la Bulgarie, un montant jugé insuffisant par certaines équipes.
"Ce fut un début difficile à organiser"
"Nous devons travailler avec deux équipes distinctes", a déclaré Bart Wellens, directeur sportif de Lotto-Intermarché, à Wielerflits. Une partie du staff s'occupe exclusivement du bloc italien et une autre est active uniquement en Bulgarie, car il est impossible de tout transférer en Italie en une seule journée de repos." Pour ces trois premières étapes, certains coureurs se retrouvent ainsi sans leurs matelas spéciaux et leurs aides à la récupération. "De nombreuses équipes, dont la nôtre, ont choisi de se rendre au départ en Bulgarie avec un nombre minimal de véhicules. Après tout, la course là-bas ne dure que trois jours, alors nous nous contentons d’un peu moins de luxe. Je serai soulagé lorsque nous atteindrons l'Italie continentale le quatrième jour. Le plus dur sera alors derrière nous sur le plan logistique, et le stress pourra s'atténuer un peu. Ce fut un début difficile à organiser en tant qu'équipe cette année. N'oublions pas que, une fois sur le continent italien, il restera encore beaucoup d'autres transferts à effectuer."