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Giulio Pellizzari : «Je ne pars pas pour acquérir de l'expérience»

Tour d'Italie
Mis à jour le par Paul-Antoine STEVENIN
Photo : @Sirotti

Si Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike) est l'immense favori du Tour d'Italie, qui s'élancera le 8 mai prochain de Bulgarie, la lutte pour le podium s'annonce extrêmement intéressante. En effet, beaucoup de coureurs peuvent prétendre à monter sur la boîte à Rome. Egan Bernal (Ineos Grenadiers), Derek Gee (Lidl-Trek), Ben O'Connor (Jayco AlUla) ou Felix Gall (Decathlon CMA CGM) ambitionnent tous de briller pendant les trois semaines italiennes et d'arriver à Rome avec une place sur le podium. Et parmi eux, on retrouve également Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe), qui revient sur ses routes, un an après s'y être révélé. Mais depuis, beaucoup de choses ont changé pour le coureur italien qui s'est imposé comme un véritable leader dans sa formation, et qui, après son sacre sur le Tour des Alpes, fait peut-être figure de deuxième homme sur son tour national. Au micro de La Gazzetta dello Sport, l'Italien a exprimé son ressenti à une semaine du départ, lui qui découvre le rôle de leader unique sur un Grand Tour.

Giulio Pellizzari, vainqueur du Tour des Alpes

 

"Quand on est leader, on ne peut pas se cacher"

Si l'ancien vainqueur de l'épreuve, Jai Hindley, sera aux côtés de l'Italien pour les trois semaines de course, les résultats récents nous incitent à penser que Pellizzari sera le leader numéro un dans la formation Red Bull-BORA-hansgrohe. Un statut qui a radicalement changé pour le grimpeur de 22 ans, parfaitement conscient de ses nouvelles responsabilités : "Quand on est un leader, on ne peut pas se cacher. L’année dernière, j’étais encore un aide, je ne le suis plus. Je dois donc être prêt à supporter la pression. Si l’équipe fonctionne pour moi, je dois répondre. Au Tour des Alpes, je n’avais pas le choix : je devais gagner." Présent sur ces mêmes routes l'an dernier pour ce qui était seulement son deuxième Grand Tour, Giulio Pellizzari a désormais la volonté de réellement y briller : "Je ne pars pas pour acquérir de l’expérience : je l’ai déjà fait. Je veux comprendre jusqu'où je peux vraiment aller."

Et sa victoire sur le Tour des Alpes a servi de baromètre à quelques jours du Tour d'Italie, sans pour autant sceller l'état de forme de chacun, et l'Italien espère d'ailleurs que son état de forme progressera également : "Il y avait des coureurs comme Bernal et Arensman. Ils n’étaient pas au top, mais au Giro ils monteront d’un cran. Donc nous aurons aussi besoin d’une étape supplémentaire de ma part." Et sa victoire sur le Tour des Alpes n'est pas sans rappeller celle de Vincenzo Nibali en 2013... qui avait remporté le Giro quelques semaines plus tard : "J’ai grandi devant la télévision en regardant Nibali distancer tout le monde avec le maillot rose sous la neige, en 2013, sur les Tre Cime di Lavaredo. C’est là que j’ai réalisé à quel point le Giro peut être exceptionnel, mais aussi ce sport. C’est une motivation. Nibali était une référence pour nous tous"


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