Enric Mas : «J'espère que la mauvaise chance est terminée...»
Tour d'ItalieAprès des années d'une routine immuable entre le Tour de France et la Vuelta, Enric Mas (Movistar Team) s'apprête à découvrir les routes du Giro d'Italia avec un état d'esprit radicalement différent. À 31 ans, le grimpeur espagnol a choisi de faire l'impasse sur la Grande Boucle cette saison, un besoin vital de "changer d'air" après plusieurs campagnes françaises marquées par la malchance et la frustration. Présent à Burgas pour la Grande Partenza, le quadruple podium de la Vuelta aborde ce nouveau défi avec l'ambition de jouer le classement général, tout en redoutant les caprices météorologiques de l'épreuve italienne. Il s'est exprimé au micro de ciclismoaldia.es.
Mathys Rondel en interview avant ce Tour d'Italie
"Ce qui me fait le plus peur, c’est le froid, je souffre beaucoup avec ça"
J’avais besoin d’une pause avec le Tour de France pour au moins un an. Après plusieurs années où les choses n’ont pas fonctionné, les gens m’ont toujours dit que le Giro était spécial, c'était donc l’année pour changer de plan. Je voulais surtout un changement de décor. Mon objectif était de profiter du Giro au moins une fois. Ils disent qu’il y a une chute par an, et j’ai déjà eu la mienne, j'espère que la mauvaise chance est terminée", déclare-t-il.
"Bien sûr, l’objectif est le classement général. Ce qui me fait le plus peur, c’est le froid, je souffre beaucoup avec ça. J’espère que cette année, en commençant plus au sud, nous aurons quelques semaines où la météo jouera en notre faveur. Peut-être que ce n’est pas l’étape la plus dure, mais je pense que la 20e étape deviendra la plus difficile. Après trois semaines de course, c’est une journée très dure. Je pense que c’est l’étape où les choses les plus spéciales peuvent se produire", ajoute-t-il.