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Derek Gee : «Jusqu'à très récemment, je ne pensais pas passer pro»

Tour d'Italie
Mis à jour le par Jules STEPHO
Photo : @LidlTrek

À 28 ans, le champion du Canada Derek Gee (Lidl-Trek) qui s'élance aujourd'hui pour son 3e Giro détonne dans un peloton de plus en plus dominé par de précoces prodiges. Devenu professionnel sur le tard à 25 ans, après avoir un temps délaissé le vélo pour des études de médecine, le coureur d'Ottawa a connu une progression météorique : révélation du Giro 2023, vainqueur d'étape sur le Dauphiné et membre du top 10 du Tour de France. Loin de l'image du cycliste monomanie, Gee cultive sa différence et son équilibre mental entre l'observation des oiseaux tropicaux, la lecture de fictions historiques et sa passion pour la NBA, tout en affichant désormais l'ambition assumée de grimper sur le podium d'un Grand Tour.

Mathys Rondel en interview avant ce Tour d'Italie

 

"Je ne voulais pas retourner aux cours et aux laboratoire"

Pour Derek Gee, la route vers le WorldTour n'a pas été linéaire, marquée par un doute persistant sur ses capacités à transformer sa passion en métier. Après avoir failli tout arrêter pour devenir médecin, c'est l'ennui des salles de cours qui a servi de déclic final pour relancer sa carrière, d'abord sur la piste aux JO de Tokyo, puis sur la route. Ce détour académique lui confère aujourd'hui une maturité et une gratitude rares dans le milieu. "Jusqu'à très récemment, je ne pensais pas devenir professionnel. Je ne veux pas être vieux, retraité, et regarder en arrière en me disant que j'en ai laissé beaucoup sur la table. J'ai dû passer d'une mentalité où j'étais simplement "heureux d'être là" à une volonté d'en tirer le maximum. J'ai vu à quel point l'université représentait une charge de travail réelle ; c'était un moteur pour s'assurer que le cyclisme soit viable. Je ne voulais pas retourner aux cours et aux laboratoire", déclare-t-il.

 

"Ma maison restera toujours spéciale pour moi"

Désormais solidement installé parmi les meilleurs coureurs du monde, Gee ne se contente plus de chasser les étapes mais vise ouvertement les classements généraux des courses de trois semaines. Au sein d'une équipe Lidl-Trek ambitieuse, qui compte également dans ses rangs Juan Ayuso, le Canadien espère franchir un palier supplémentaire tout en gardant une place spéciale pour ses racines. "Le classement général d'un Grand Tour semble être un projet vraiment intéressant. En plus d'obtenir un podium sur un Grand Tour avant de prendre ma retraite, je veux briller au GP de Montréal. Cela signifierait beaucoup pour moi, c'est à deux heures de là où j'ai grandi et, avec le public local, cela occupe une place particulière dans mon cœur. Ma maison restera toujours spéciale pour moi", raconte-t-il.

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