Dorian Godon : «Pas beaucoup d’opportunités dans la semaine...»
Tour de RomandieCe mardi marquait le début du Tour de Romandie 2026, avec un traditionnel prologue autour de Villars-sur-Glâne pour un total de 3,6 kilomètres. À l’arrivée, c’est le Français Dorian Godon (INEOS Grenadiers) qui s’est imposé au terme d’un effort très court, devant le Portugais Ivo Oliveira (UAE Team Emirates-XRG) et le Suédois Jakob Söderqvist (Lidl-Trek). Le coureur de 29 ans s’est exprimé au micro de l’organisation après l’arrivée du dernier concurrent, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG), qui a, pour rappel, terminé 5e de ce prologue à 7 secondes de Godon.
Doria Godon après sa victoire dans le prologue du Tour de Romandie
"Ça reste un format original"
"Oui, c’est ça, je l’ai gagné à Fribourg en plus, juste à côté, donc c’est une course que j’aime bien et voilà, vraiment très content. Il n’y aura peut-être pas beaucoup d’opportunités dans la semaine, donc il faut les saisir. C’est un format que j’adore, un trois kilomètres un peu punchy. Ça reste un format original, il n’y en a pas beaucoup, mais voilà, ça a été une belle journée. Heureusement, ça l’a fait tout à l’heure", a déclaré le vainqueur du jour, Dorian Godon, au micro de l’organisation.
Avant d'ajouter : "Quand j’ai vu le parcours du Tour de Romandie, je me suis demandé pourquoi j’allais le faire (sourire). ll n’y a pas vraiment d’étapes qui arriveront au sprint cette année. J’avais donc à cœur de briller aujourd’hui. J’ai eu des ennuis mécaniques sur l’Amstel, je voulais faire mieux que 13e. J’étais un peu revanchard. C’est le dernier bloc de la première partie de saison avant une petite coupure. Je ne suis peut-être pas aussi en forme qu’au Tour de Catalogne, mais j’ai à cœur de briller. Je me suis bien concentré sur le chrono, sans forcément le bosser spécifiquement mais pour le Tour de France, on travaille le contre-la-montre par équipes. Je suis content de ma position sur le vélo. Je suis parti au sprint car le début était en descente. J’ai essayé d’être au max aéro avant la partie raide."
Pour conclure : "Je progresse chaque année. Cette saison, on a axé le travail sur le punch, les efforts de 30 secondes, une minute… Par rapport à Decathlon, il y a peut-être moins cette volonté à ce que je grimpe absolument. Ça me faisait perdre un peu mon punch. Je suis retourné à l’essentiel. Pour les prochains jours, on a des étapes en circuits, des petites routes. Ça risque de faire une course bim-bam-boum comme on n’est que 100. Pour moi, il y a la deuxième étape, et peut-être la troisième. Je serai peut-être un peu marqué mais je ne suis pas le meilleur grimpeur de la course et s’il y a une arrivée en petit comité, je suis l’un des plus rapides. Comme je le disais, l’équipe me fait confiance. Si j’arrive à donner le meilleur de moi-même, je ne serais pas forcément déçu. Les résultats viendront."
Le résumé de ce prologue
Davide Formolo est le premier coureur à s'élancer. Son temps sera vite effacé par des spécialistes du chrono et notamment Luke Plapp (Jayco AlUla) et Rémi Cavagna (Groupama-FDJ United). Ce dernier signe le meilleur temps provisoire. Parmi les favoris au classement général, Oscar Onley (INEOS Grenadiers) réalise une très mauvaise performance, concédant 20 secondes sur Cavagna. Roglic (Red Bull-BORA-hansgrohe) puis Oliveira (UAE Team Emirates-XRG) améliorent chacun le temps de référence. Dorian Godon s'élance et fait encore mieux, devançant Oliveira pour 6 secondes. De son côté, l'Italien Antonio Tiberi (Bahrain-Victorious) ne rentre pas dans le top 10. David Gaudu (Groupama-FDJ United) passe lui-aussi à côté du rendez-vous, finissant à plus de 50 secondes de Godon. Daniel Felipe Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe) accuse, lui, un retard de 29 secondes sur le Français. Quand à Tadej Pogacar, il concède 7 secondes à Godon qui remporte donc la course du jour.