Dorian Godon : «J'étais assez revanchard, assez vexé...»
Tour de RomandieAprès avoir été battu la veille par le maillot jaune Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG), Dorian Godon (INEOS Grenadiers) s'est imposé sur la troisième étape du Tour de Romandie. Il remporte le sprint final et devance Finn Fisher-Black (Red Bull-BORA-hansgrohe) et Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step). L'étape, proposant plus de 2200 mètres de dénivelé, n'a pas été de tout repos pour le champion de France, un instant distancé. Mais il a finalement pu fair eparler sa puissance dans le dernier kilomètre pour lever les bras une deuxième fois sur ce Tour de Romandie. Il s'est exprimé devant les médias à l'arrivée.
La victoire de Dorian Godon sur cette 3è étape
"Je n'étais pas du tout le plus fort"
Godon revient notamment sur la dernière ascension du jour, qui lui aurait été fatale sans l'aide salutaire de ses coéquipiers : "Il n'y avait pas du tout de pression aujourd'hui. On n'avait pas du tout pris la course en main, si ça le faisait, tant mieux. Je n'étais pas bien du tout en début de course mais ça s'est débloqué. Avec la difficulté de la veille, il fallait remettre en place les jambes. J'ai lâché assez tôt dans la bosse mais Bob a roulé pendant 4 kilomètres. On n'était pas si loin du peloton, il devait y avoir 40 secondes tout au plus. Après, August a fait les deux derniers kilomètres. On a fait se relever Laurens de Plus, Ben Swift nous a placé au pied, Carlos aussi... Franchement c'est un de mes plus belles victoires car les mecs ont donné 200% pour moi et on est allé chercher cette victoire avec le coeur. Je n'étais pas du tout le plus fort aujourd'hui, j'ai dû me battre et l'équipe m'a ramené. Ça ne pouvait pas m'échapper. J'étais assez revanchard par rapport à hier, un peu vexé... souvent quand je fais deuxième, ça marche bien le lendemain."
"Le sprint était un peu bizarre, un peu tactique. Je me rends compte que je suis quand même beaucoup plus surveillé depuis le début de l'année, tout le monde veut prendre ma roue. Fisher-Black est arrivé avec beaucoup de vitesse, ça ne s'est pas joué à grand-chose. Mais dans les 50 derniers mètres je me disais que je ne pouvais pas la laisser." Il note une progression concrète depuis le début de l'année : "6 victoires avec le chrono par équipe (sur Paris-Nice), dans plusieurs disciplines, je m'améliore dans plusieurs domaines. Là, pour tenir une montée de 20 minutes, il fallait un bon niveau de grimpeur. L'équipe m'a beaucoup aidé car ils savent que je peux concrétiser. En théorie, je suis le plus rapide mais après une montée de 8-9 kilomètres, les choses changent, on a bien vu hier, c'est le plus frais qui gagne."