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Tobias Foss : «On ne peut que dire oui au Tour de France... on verra bien»

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Mis à jour le par Jules STEPHO
Photo : @NetcompanyINEOS

Le coureur norvégien Tobias Foss (Netcompany INEOS) est passé en quelques mois d'une terrible convalescence à une sérieuse option pour le Tour de France 2026, comme il l'a confié au média norvégien TV2. Victime d'une lourde chute en début de saison qui lui a causé de multiples fractures (omoplate, côtes, clavicule, vertèbre) et un poumon perforé, l'ancien champion du monde du contre-la-montre a signé un retour fracassant en accrochant la quatrième place finale du récent Tour de Suisse. Cette forme étincelante bouscule totalement les plans de sa formation à moins de dix jours du Grand Départ de Barcelone, alors même que le coureur de 29 ans est en fin de contrat et traverse un printemps mentalement éprouvant.

Vidéo: Tobias Foss 3e du contre-la-montre du Tour de Suisse 2026

 

"Pendant six semaines, j'ai été complètement inutile sur mon canapé"

Tobias Foss revient sur la gravité de ses blessures du début d'année et l'étonnante vitesse à laquelle ses jambes ont retrouvé leur meilleur niveau après des semaines d'inactivité : "La liste des blessures était longue. Pendant six semaines, j'ai été complètement inutile sur mon canapé, avant de réussir à tomber malade une semaine de plus après ça. Quand je suis revenu à la compétition, j'ai été surpris de ne pas être plus mauvais. Après deux ou trois courses, j'ai pu faire un très bon bloc d'entraînement en mai, puis un autre bon bloc de compétition récemment. Ce fut un début de saison "brouillon". Revenir a coûté cher mentalement et physiquement, mais j'ai reçu un excellent soutien à la maison et au travail".

 

"Évidemment, une quatrième place en Suisse prouve que la forme est bonne"

Le Norvégien évoque les discussions en cours concernant sa présence sur la Grande Boucle, tout en abordant l'incertitude liée à son avenir chez Netcompany INEOS : "Évidemment, une quatrième place en Suisse prouve que la forme est bonne. Il y avait déjà une discussion avant la Suisse pour le Tour, et elle n'est pas devenue plus petite après. Je pense que personne n'est difficile à convaincre, surtout quand on est en forme. Si j'étais à moitié brisé ou épuisé ce serait autre chose, mais mon corps est en parfait équilibre et ma récupération est au top. Émotionnellement, vous dites évidemment oui au Tour de France. Il n'y a aucun doute là-dessus. Concernant mon contrat, je n'en ai aucune idée. Cela a été un facteur de stress supplémentaire par-dessus tout le reste, rendant le printemps un peu plus difficile mentalement. Je n'ai ouvert ni fermé aucune porte".

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