Lotte Kopecky : «Je n'allais pas prendre à gauche toute seule...»
Stade BiancheLes Strade Bianche constituent toujours une course spectaculaire tant chez les hommes que chez les femmes. Et l'édition féminine 2026 n'a pas fait exception. Outre la victoire d'Elise Chabbey (FDJ-Suez), la course a donné lieu à de multiples rebondissements. Ainsi, un groupe de coureuses s'est égaré, quittant le parcours et perdant un temps et une énergie précieuse, pour le final. Selon Sporza, la Belge Lotte Kopecky (SD Worx-Protime) semble en avoir fait les frais, elle dont le groupe n'a jamais pu revenir sur la tête de course.
Le résumé des Strade Bianche Donne
Un incident de course aux lourdes conséquences
Ce samedi, le final spectaculaire des Strade Bianche a été émaillé d'incident et notamment une erreur de direction du groupe de contre. Il s'agit d'un mauvais virage pris par le groupe de poursuivantes dont faisait partie Lotte Kopecky. Dans sa réaction, la double vainqueure de la course a décrit la confusion qui a régné dans les derniers kilomètres. Les coureuses tentaient alors d'organiser une poursuite derrière les leaders. "Au début, je ne m'en suis pas rendu compte", a déclaré Kopecky. "Mais le gravier était vraiment mauvais, et je n'avais jamais vu ce secteur auparavant. Puis je me suis dit : "Nous ne sommes pas sur la bonne voie." Mais la moto devant nous avait pris cette direction" a ajouté la leader Belge de l'équipe SD Worx-Protime.
Kopecky semblait initialement bien placée alors que la course approchait de sa phase décisive. La coureuse de SD Worx - Protime a survécu à la première sélection majeure de la journée, sur le secteur gravier exigeant de San Martino in Grania, conservant sa position dans un peloton réduit d'une trentaine de coureuses. À ce moment-là, elle était la seule coureuse de son équipe à figurer dans le groupe de tête. "J'étais encore bien placée et mes jambes répondaient bien" a-t-elle expliqué après la course. Mais la situation a radicalement changé lorsque le rythme s'est accéléré dans le secteur du Colle Pinzuto, à moins de 50 kilomètres de l'arrivée. Alors que les attaques éparpillaient les coureuses de tête, Kopecky a été incapable de répondre à l'accélération. "C'était tout simplement trop rapide" a-t-elle déclaré. "J'avais un seul rythme, mais c'était tout. Ai-je une explication ? C'est difficile à dire pour l'instant. C'est dommage."
"Vous suivez le groupe..."
Après avoir perdu le contact avec le groupe de tête, Kopecky a brièvement repris espoir dans le secteur du Tolfe où elle s'est hissée en tête du groupe de poursuivantes pour tenter de rétablir le contact. Mais ses efforts ont finalement été vains. "Est-ce que j'ai passé une mauvaise journée ? Pas vraiment, non", a-t-elle déclaré. "J'avais l'impression que mon sang affluait davantage vers mon estomac que vers mes jambes. Je n'étais tout simplement pas assez en forme aujourd'hui.
Si la Belge a dans premier temps réussi a rejoindre un groupe de contre mieux placé, tout espoir de combler l'écart s'est envolé lorsque le groupe a pris un mauvais virage, un moment que Kopecky a déclaré difficile à reconnaître immédiatement dans le chaos de la course. "Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite », a-t-elle expliqué. "Mais le gravier était vraiment mauvais et je n'avais jamais vu ce secteur auparavant." Lorsque l'erreur est devenue évidente, le mal était déjà fait. "Je ne pouvais plus rien faire pour ramener Anna en position", a-t-elle déclaré, en référence à sa coéquipière Anna van der Breggen. "Je n'ai aucune idée de l'écart qui nous séparait à ce moment-là." Le règlement de la course estime que les coureurs sont censés connaître eux-mêmes le parcours, ce que Kopecky a reconnu après l'arrivée. Elle ajoute : "Oui mais vous suivez le groupe, et si tout le groupe tourne à droite avec assurance, vous n'allez pas prendre à gauche tout seul." Nul doute que cette expérience la rendra méfiante à l'avenir.