Paul Seixas : «Je pense que si tu as peur, tu as déjà perdu...»
RouteAlors que Paul Seixas va disputer ce samedi 28 février sa première course en France de cette saison 2026 à l'occasion de la Faun Ardèche Classic, Paul Seixas s'est entretenu ce jeudi en avant-première avec nos confrères du journal Le Dauphiné Libéré alors que sa conférence de presse tant attendue aura lieu ce vendredi 27 février et où Cyclism'Actu sera d'ailleurs présent. Le petit prodige français de l'équipe Decathlon CMA CGM qui ne cesse de grandir si vite - à 19 ans, il a été médaillé de bronze lors des derniers championnats d’Europe derrière Tadej Pogacar et Remco Evenepoel et il a gagné depuis au Tour de l'Algarve sa première course chez les pros - est vraiment au centre de toutes les discussions. Bref, Paul Seixas a livré son ressenti auprès du journal Le Dauphiné-Libéré, un entretien réalisé par Julien Morin. Histoire de vous faire saliver, on vous en délivre quelques déclarations.
Paul Seixas.... avant qu'il ne débute sa saison 2026 !
Vous débutez votre deuxième saison professionnelle seulement, déjà dans la peau d’un homme fort du peloton, craint, observé… Vous n’êtes déjà plus le "prometteur Paul Seixas" ?
"Je ne dirais pas que je change complètement de statut, mais ce n’est plus une nouveauté que je sois là. Je suis devant et on s’y attend maintenant. Le vrai changement est plus que je ne vais plus forcément aller découvrir des courses, mais essayer d’aller faire des résultats, d’affirmer mon statut et de continuer à progresser pour me rapprocher des meilleurs. Le but, c’est de lever les bras un maximum, mais pour lever les bras un maximum, il faut courir contre les meilleurs. Il y avait déjà un énorme plateau en Algarve, mais c’est face à ces coureurs qui ont le plus d’impact sur une course que je dois m’opposer pour savoir ce qu’il me manque pour atteindre le plus haut niveau."
Vous pensez-vous capable dès cette saison de battre Pogacar ?
"C’est une très bonne question. Pour l’instant, je dois encore progresser, ils sont encore un peu au-dessus (Pogacar et Evenepoel). Mais, maintenant, je veux voir mon évolution par rapport à l’année dernière, quand j’ai déjà pu me confronter à eux. Je pense que si tu as peur, tu as déjà perdu. Le mot “peur’’ est trop fort et n’est pas significatif de ce que l’on ressent au début d’une course. Je dirais plus qu’il y a du respect, beaucoup de respect pour ces mecs-là. En tout cas, il y a de l’impatience de se donner à 100 % face à ce qui se fait de mieux. Il faut gagner quand tout le monde est là, c’est le plus important et le plus gratifiant pour un coureur qui a un esprit compétitif. Le but n’est pas de prendre le relais quand il (Pogacar) ne sera plus là. Le but est de pouvoir un jour le battre."