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Paul Seixas : «Ça fait deux mois que je n'ai pas vu mes parents...»

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Mis à jour le par Titouan LABOURIE
Photo : @arnotarrini / Decathlon CMA CGM

Réfugié dans le sud de l’Espagne pour un stage en altitude en Sierra Nevada, Paul Seixas affine sa condition avant de lancer sa saison 2026 sur le Tour de l’Algarve (18-22 février). Bloqué par une tempête de neige à plus de 2.300 mètres d’altitude, le prodige français enchaîne les séances de home-trainer, mais assure déjà ressentir les bénéfices de cette préparation. Ambitieux, le coureur de Decathlon CMA CGM s'est exprimé au micro de nos confrères de l'AFP... et il espère "lever les bras le plus tôt possible" sur le circuit cette saison.

Paul Seixas en interview avant cette saison 2026

 

"C'est des sacrifices à faire pour la performance"

"Un jour sur deux, on doit s'entraîner en intérieur. C'est pas facile, et il n'y a pas les vraies sensations du vélo", a expliqué Seixas, qui, comme les coureurs présents à cette période de l'année en Sierra Nevada, subit les conditions météorologiques. "Cela fait deux mois que je n'ai pas vu mes parents, ni ma copine. Mais on sait pourquoi on le fait : c'est des sacrifices à faire pour la performance", estime-t-il. "Quand tu redescends, tu sens vraiment la différence."

 

Pour sa deuxième saison chez les pros, le Lyonnais espère "un petit boost en début de saison" pour gagner sa première course en Élite. La suite logique d'une ascension éclair, qui l'a notamment mené à une médaille de bronze aux Championnats d'Europe l'automne dernier, derrière les monstres Tadej Pogacar et Remco Evenepoel. "Forcément quand on suit ces gars-là une fois, même si c'est qu'une fois, cela donne beaucoup de confiance. En étant beaucoup plus jeune qu'eux, je me dis que si l'année dernière en fin de saison, j'ai réussi à les suivre, cela veut dire que si je progresse encore, je vais pouvoir combler cet écart", espère Seixas, qui veut rapidement lever les bras cette saison. "On voit les startlists des prochaines courses, il y a que des mecs très forts, mais je vais tout donner pour pouvoir lever les bras le plus tôt possible, que ce soit sur l'Algarve ou en Ardèche. Gagner, ce n'est pas une obsession", affirme-t-il, "mais une envie très forte. J'ai confiance en moi, je sens que je progresse."
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