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Stéphane Heulot : «La priorité ? Trouver un nouveau sponsor principal»

Paris-Nice
Mis à jour le par Titouan LABOURIE
Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Au soir de la première étape de Paris–Nice, l’équipe TotalEnergies a montré le maillot. Présent dans l’échappée du jour, Mathis Le Berre est passé tout près de voir l’aventure aller au bout, tandis que Anthony Turgis a pris la 11e place du sprint après avoir été gêné dans l’emballage final. Entre bilan sportif de cette première journée et enjeux majeurs pour l’avenir de l’équipe, son manager général Stéphane Heulot s’est confié au micro de Cyclism’Actu, évoquant les ambitions sur la Course au Soleil et la recherche d’un nouveau partenaire principal à l’horizon 2027.

Stéphane Heulot au micro de Cyclism'Actu après la 1ère étape

 

"La plus belle victoire, c’est toujours la suivante"

Comment abordez-vous ce Paris-Nice, alors que la saison est déjà bien lancée pour l’équipe TotalEnergies ?

Oui, la saison est lancée déjà depuis quelques semaines. Paris-Nice, c’est un vrai bon rendez-vous et c’est important de la prendre du bon pied. La première étape s’est bien déroulée, on va dire, selon les plans, et les coureurs ont été exemplaires. Donc j’espère que ça va tenir le même cap jusqu’à Nice, mais pour l’instant tout se passe bien.

 

On a vu Mathis Le Berre très actif, montrer le maillot, et l’échappée n’est pas passée loin d’aller au bout. Quels sont les objectifs de l’équipe cette semaine sur Paris-Nice ?

Je dirais qu’il y a un fil rouge au classement général avec Joris (Delbove). Et puis effectivement jouer les étapes. Aujourd’hui on était sur deux axes avec Mathis par rapport au classement de la montagne, ce maillot qui était intéressant à prendre, et puis bien sûr l’étape. Dans un deuxième temps, on avait Anthony Turgis aussi qui jouait l’étape. Il a été un peu gêné dans le sprint mais il est là, et tout le monde a bien opéré autour de lui.

 

Paris-Nice est la première grande course par étapes en France de la saison. On sait que votre équipe doit trouver un partenaire principal d’ici 2026. Dans la conjoncture actuelle, est-ce que cela s’annonce compliqué ?

Honnêtement, je n’ai jamais connu une conjoncture où on m’a dit que ça allait être facile. Donc évidemment chaque période a ses contraintes, à nous d’en faire des opportunités. Maintenant on travaille effectivement avec cette priorité-là, on le sait, ce n’est pas un secret de Polichinelle. Maintenant ça se passe aussi avec un très bon travail de fond, avec des connexions qui sont déjà préparées par Jean-René Bernaudeau depuis des années. Il y a une vraie crédibilité. Donc on vend ce qu’on a, on vend ce qu’on a fait, on vend l’histoire. Et à nous de construire la suite de l’histoire de cette équipe qui a quand même un beau vécu.

 

Il y a déjà des pistes, des prises de contact ?

Oui bien sûr. Je dirais que ça avait déjà bien commencé bien avant le 1er janvier. Donc évidemment les rendez-vous s’enchaînent, il y a des réflexions. Ce ne sont pas des décisions qui se prennent évidemment en deux coups de cuillère à pot, il faut un petit peu de temps. Mais en tout cas les bonnes personnes sont contactées, le projet est attrayant. Les coureurs ont leur truc à faire, nous le nôtre, et chacun évolue, je dirais, en essayant d’être dans la plus grande sérénité possible.

 

Vous vous lancez malgré tout dans un défi important.

Oui, mais c’est un défi sans en être un. Ça correspond parfaitement à mes valeurs. Je crois qu’aujourd’hui je suis vraiment aligné avec tout ce que le vélo représente pour moi, avec cette connexion avec la base, ce développement, cette éducation des jeunes, cette maturité lente qu’on dit parfois, mais parce qu’il y a toujours un double projet derrière. Il n’est pas question aujourd’hui d’imaginer, en tout cas de ne pas développer correctement un athlète. Là-dessus on est en phase avec Jean-René et toute l’équipe. Donc on travaille dur par rapport à ça. On est complémentaires dans tout l’écosystème du cyclisme, mais on a notre propre personnalité et on défend nos valeurs.

 

Une victoire d’étape ferait un très beau bilan sur ce Paris-Nice ?

Toutes les victoires sont bonnes. La plus belle, c’est toujours la suivante. Donc voilà : une victoire, un vrai résultat à Nice, et c’est parfait. Mais surtout que chacun puisse s’exprimer de la meilleure des façons, que les consignes soient bien appliquées, que chacun puisse être épanoui et heureux en arrivant à Nice.

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