Noa Isidore, déclassé : «Il n’y a pas grand-chose»
La Route d'OccitanieSurfant sur les deuxièmes places tout au long de cette saison, le Français Noa Isidore (Decathlon-CMA CGM) a cru un temps remporter sa toute première victoire chez les professionnels ce vendredi lors de la 2e étape de la Route d'Occitanie. Même si c'est bien lui qui a levé les bras, le jury des commissaires a décidé de déclasser le coureur de 21 ans pour avoir joué des coudes à deux reprises sur Lucas Bénéteau, coureur de St Michel - Préférence Home - Auber93 dans le dernier kilomètre. Un temps heureux de sa victoire, Noa Isidore a rapidement été informé de son déclassement. La victoire est donc revenue à son compatriote Ronan Augé (Unibet Rose Rockets). Passé par toutes les émotions, Noa Isidore s'est exprimé auprès de DirectVelo après cette 2e étape.
Vidéo: Le final de cette 2e étape et la réaction de Ronan Augé
"On voit tellement de choses dans le peloton que là, ça ne me choque pas"
"Forcément, il y a beaucoup de déception mais j’essaie déjà de passer à autre chose", affirmait Noa Isidore auprès de DirectVelo. "Que je sois énervé, triste ou n’importe quel autre sentiment, ça ne changera plus rien à ce stade. J’essaie de garder le sourire, je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort ou ruminer la décision, c’est comme ça", insiste-t-il. "En direct, ça peut paraître violent mais en fait (Noa Isidore a joué des coudes à deux reprises sur Lucas Bénéteau, coureur de St Michel - Préférence Home - Auber93, ndlr), il ne bouge pas tant que ça. Il n’est pas déséquilibré et n’était pas à deux doigts de tomber. Il n’y a pas grand-chose. C’était soit ça, soit je devais freiner et j’allais me faire totalement enfermer car ça se resserrait juste après avec les barrières. C’est ce qui me fait un peu chier pour le coup, je trouve qu’il n’y a pas grand-chose", déclare-t-il.
"Honnêtement, on voit tellement de choses dans le peloton que là, ça ne me choque pas… Je ne nommerai personne mais un coureur m’a dit avoir vécu la même chose pas plus tard qu’hier, mais bon, ce n’est pas passé à l’image… Le plus frustrant, c’est que le coureur d’Auber ne fait même pas le sprint donc ça n’a pas eu d’incidence. On voit bien pire tous les week-ends. Si l’UCI décide que l’on n’a plus le droit de toucher le moindre coureur, ça va être compliqué à gérer dans les sprints. J’aimerais bien voir comment ça va se passer lors des prochaines arrivées. Ils ont mis beaucoup de temps à prendre leur décision et ils sont restés dans leur camion… Alors j’ai fini par m’en aller lorsque la décision est tombée. Je n’allais pas faire attendre toute l’équipe plus longtemps, on a encore une étape à disputer demain", conclut Noa Isidore auprès de DirectVelo.