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L'influence des motos sur les courses : vers un capteur comme solution ?

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Mis à jour le par François-Xavier LOUZE
Photo : @TourDeRomandie

De plus en plus de coureurs se plaignent cette saison de l'influence des motos sur les courses. Assurant notamment la couverture médiatique, elles devancent de peu les coureurs à la recherche du cliché idéal et offrent momentanément une protection contre l'air. Cela crée une aspiration qui permet aux cyclistes de courir plus vite sans fatigue supplémentaire. Déjà, après l'E3 Saxo Classic, Jakob Fuglsang assurait que Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) n'aurait pas levé les bras sans l'aide des motos. De même, après Paris-Roubaix, Oliver Naesen (Decathlon CMA CGM Team) indiquait que son groupe avait bénéficié de la protection des motos sur la course. Plus récemment, sur le Tour de Romandie, plusieurs coureurs se sont plaints de voir des véhicules aider, par leur protection au vent, l'équipe UAE Team Emirates-XRG de Tadej Pogacar pour contrôler le peloton. Selon les informations de Wielerflits, Flanders Classics, l'organisateur du Tour des Flandres, travaille à une solution à ce problème réccurent.

Les motos auraient aidé Tadej Pogacar sur le Tour de Romandie

 

Délimitation de zones spéciales, capteurs... des solutions existent

La place des motos dans les courses cyclistes est donc discutée par plusieurs coureurs, mécontents de voir certains favoris en profiter. Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) a même directement accusé l'organisation du Tour de Romandie d'avoir favorisé Tadej Pogacar en laissant les motos rouler trop près du vainqueur final. Jelle Wallays, en charge de la gestion des motos sur les courses organisées par Flanders Classics, reconnaît l'ampleur que prend le phénomène : "Quand Pogacar attaque, tous les photographes à moto veulent prendre une photo. Je dois alors les diriger : un par un, pour que chacun puisse continuer à faire son travail. Nous voulons éviter qu’ils n’influencent la course." 

Il ajoute : "C'est pour cette raison que nous recourons parfois à des zones réservées. Cela signifie que, dans une zone délimitée, seuls deux photographes sont autorisés à prendre des photos, précisément pour limiter le nombre de photographes qui roulent devant les coureurs. La condition est toutefois que ces photographes doivent partager leurs clichés avec les autres photographes présents sur cette course." Wallays indique qu'une autre solution existe : "Chez Flanders Classics, nous misons beaucoup sur un capteur qui sera installé sur la moto du caméraman. Le conducteur de cette moto verra alors un feu vert s'allumer s'il garde une distance suffisante, et un feu rouge si les coureurs s'approchent trop près et qu'il leur procure trop d'aspiration. Ce capteur est également sensible à la vitesse. Si le conducteur voit un feu rouge, il sait qu'il doit accélérer brièvement pour prendre davantage de distance." 

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