Julie Bego : «L'objectif ? Ramener le maillot blanc du Tour de France»
INTERVIEWÀ seulement 21 ans, la pépite française Julie Bego (Cofidis Women Team) affiche déjà ses ambitions pour la saison 2026. Après avoir brillé lors de l'édition précédente du Tour de France Femmes avec Zwift, où elle avait porté le maillot blanc de meilleure jeune pendant six jours avant d'être freinée par le COVID, la Championne du Monde Juniors 2023 confirme sa participation à la Grande Boucle et détaille son calendrier pour arriver en forme sur le Tour.
Julie Bego au micro de la Cyclism'Actu
"Cela montre la confiance de l’équipe à mon égard"
Julie Bego, nouveau maillot, nouvelles couleurs... et la bonne nouvelle du jour, c'est que vous participerez au Tour de France Femmes 2026. Votre manager, Raphaël Meyer, a déjà annoncé les quatre premiers noms. Comment allez-vous ?
Oui, tout va bien ! C’est une très bonne nouvelle. Cela montre la confiance de l’équipe à mon égard et c’est une motivation supplémentaire pour tout donner. L'objectif est clair : tout faire pour ramener le maillot blanc à la fin du Tour de France.
Le grand public vous a véritablement découverte sur le Tour 2025, où vous avez porté le maillot blanc de meilleure jeune pendant plusieurs jours. Qu’est-ce qui a fait que vous n’avez pas pu le ramener jusqu’à l’arrivée finale ?
Je l’ai porté pendant six jours, mais après, j’ai commencé à ne plus me sentir très bien. On a fait un test COVID le lundi, juste après la fin du Tour, et j’étais positive. Ma collègue de chambre l’était aussi, c’est pour ça que j’ai fait le test. Cela expliquait toute ma baisse de forme sur la fin. J’ai été très malade ensuite. C’est une frustration, et j’ai vraiment envie d'y retourner.
"Je n’ai pas fait de cyclo-cross cet hiver"
On ne peut pas parler de revanche car c'était face à un événement extérieur, mais qu'est-ce qui a changé pour vous dans votre approche depuis ce Tour 2025 ?
Pas grand-chose sur le fond, mais j’ai changé des détails dans mon approche. Je n’ai pas fait de cyclo-cross cet hiver, j'ai privilégié une vraie coupure et beaucoup d'endurance. C’est le premier hiver où je fais uniquement de l'endurance. J’ai aussi fait un stage en hypoxie en décembre. On essaie de mieux cadrer les moments de course et les vrais blocs de préparation pour arriver en forme. Normalement, quand j'ai de bons blocs d'entraînement, ça marche bien.
Vous venez d'une famille de ski alpin, vous êtes passée par le VTT... Pourquoi est-ce le cyclisme sur route qui est devenu votre "dada" aujourd'hui ?
Je pense que c’est la discipline où il y a le plus de courses, la plus médiatisée et la plus diffusée. J’ai découvert sur le Tour de France que c’est encore une autre dimension. Ce qui me fait choisir la route, c’est que ce sont des courses longues d’endurance, ce qui me convient le mieux. Et puis, c'est là qu'il y a le plus de reconnaissance et où l'on peut vraiment vivre du vélo.
"Pauline est une légende. Faire pareil, c'est compliqué, voire impossible"
Le fait qu'une Française (Pauline Ferrand-Prévot) ait gagné le Tour de France Femmes, est-ce que ça vous inspire ? Est-ce qu'on se dit qu'on veut faire pareil ?
Pauline est une légende. Faire pareil, c'est compliqué, voire impossible quand on voit tout son parcours, ses titres olympiques... C’est une immense championne. Bien sûr que c’est mon rêve d’arriver un jour à gagner le Tour, mais j’ai conscience qu’il y a un grand chemin à parcourir. Pour l’instant, je me concentre sur ma progression annuelle pour, peut-être, y arriver un jour.
Quel est le programme pour Julie Bego d'ici le Tour de France ?
Il y aura les Ardennaises, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, qui seront de gros objectifs. Ce sera un premier test au niveau World Tour pour voir où je me situe. Ensuite, des courses par étapes un peu montagneuses comme l’Itzulia ou le Tour des Pyrénées pour voir comment j’enchaîne les jours. Puis le Championnat de France à La Tour-du-Pin, pas loin de chez moi, et enfin un stage en altitude pour préparer le Tour.
On se retrouve donc mi-août à Nice avec Julie Bego sur le podium pour le maillot blanc ?
J’espère ! En tout cas, on va tout faire pour.