Jordan Jegat : «L'idée, c'était d'enchaîner les kilomètres...»
INTERVIEWEn même temps que Liège-Bastogne-Liège se tient actuellement la 61e édition du Tour de Turquie (Presidential Cycling Tour of Türkiye en version originale). Après un retour à la compétition plus que fructueux sur le Tour du Jura, où il s’est imposé au Montfaucon, le Français Jordan Jegat (Team TotalEnergies) va découvrir pour la première fois de sa carrière le Tour de Turquie. Dixième du dernier Tour de France, Jordan Jegat s’est exprimé sur ses ambitions pour cette semaine turque, où il s’annonce comme l’un des prétendants à la victoire finale, au micro de Cyclism’Actu.
Jordan Jegat avant le départ de la 1re étape du Tour de Turquie
"On a une très bonne équipe..."
Jordan, comment on se sent en ayant gagné sa première course de l'année ? Quelque chose que réalisent Mathieu Van der Poel, Tadej Pogacar, Remco Evenepoel, ça met en confiance ?
Oui, on se sent bien. Forcément, ça met en confiance et je suis content d’être ici, avec l’objectif de regagner.
Alors ici, c’est un choix d’être sur le Tour de Turquie plutôt qu’à Liège-Bastogne-Liège, pourquoi ?
On a choisi d’être sur le Tour de Turquie avec l’équipe parce que je n’ai pas beaucoup couru depuis le début de saison, seulement deux courses. L’idée, c’était d’enchaîner les kilomètres sur une course à étapes de huit jours plutôt que de faire Liège sur une seule journée. Et puis ici, il y a aussi deux arrivées au sommet qui me correspondent, pour voir où je me situe.
Est-ce que tu es là avec l’ambition de gagner le général ?
Oui, forcément. Maintenant que j’ai gagné une course d’un jour, l’objectif, ce sera le classement général. Et ça passera par les deux étapes au sommet. Si je peux gagner une étape, ce sera encore mieux, mais le principal reste le général.
Pourquoi est-ce différent de jouer la victoire au général plutôt qu’une place dans le top 10 comme tu l’as souvent fait, notamment sur le Tour de France ?
Déjà, on ne peut pas comparer le Tour de France avec le Tour de Turquie. Mais jouer le général demande parfois de prendre moins de risques que pour aller chercher une victoire d’étape.
Et comment est ton équipe sur ce Tour de Turquie ?
On a une très bonne équipe, avec aussi Jason Tesson et Lorrenzo Manzin pour les sprints. Ça permet de jouer quelque chose tous les jours. Et autour de moi, il y a aussi une équipe solide pour la montagne et le classement général.
Vous avez identifié vos adversaires ?
Un petit peu, oui. Après, il n’y a pas forcément une grosse équipe avec un grand leader. Il y a beaucoup d’adversaires, donc il faudra voir à partir de l’étape 3 où tout le monde se situe.