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Une nouvelle arme contre les tricheurs ? Le passeport de puissance

Dopage
Mis à jour le par Titouan LABOURIE
Photo : Sirotti

L'Union cycliste internationale (UCI) et l'International Testing Agency (ITA) travaillent sur une nouvelle méthode destinée à améliorer la détection du dopage dans le cyclisme : le passeport de puissance. Ce projet, actuellement en phase de test, vise à analyser les données de performance des coureurs plutôt que leurs échantillons sanguins ou urinaires.

 

Une initiative qui ne fait pas l'unanimité

L'ITA a lancé une étude de faisabilité sur deux ans, financée par l'UCI. Plusieurs équipes de premier plan, dont Visma | Lease a Bike et Decathlon CMA CGM, participent à cette expérimentation. L'objectif est d'étudier les données de puissance développées par les coureurs en course, et éventuellement à l'entraînement, afin d'identifier d'éventuelles anomalies.

Cette initiative ne fait toutefois pas l'unanimité. Le syndicat des coureurs professionnels (CPA) s'y oppose fermement. Son président, Adam Hansen, s'inquiète notamment des conséquences pour les athlètes qui refuseraient de transmettre leurs données et souligne les limites du système, comme les différences entre les capteurs de puissance ou les spécificités propres à chaque type de coureur.

L'ITA assure de son côté que cette phase de test permettra précisément d'évaluer ces difficultés. Le projet vise à mieux comprendre l'évolution des performances sur le long terme en tenant compte des profils, des âges et des spécialités des coureurs.Si les résultats sont concluants, le passeport de puissance pourrait être adopté à l'avenir dans le peloton masculin professionnel avant d'être étendu au cyclisme féminin, voire à d'autres sports suivis par l'ITA.

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