Pour le MPCC, moins de cas de dopage en 2025 mais un appel à la vigilance
DopageComme tous les trimestres, le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) a publié ce mardi 24 avril un communiqué mettant en avant les "chiffres de la crédibilité". Et cette fois, le MPCC, "acteur de la lutte antidopage", dresse un bilan de l'année 2025 quand au nombre de cas de dopage. "Le MPCC a constaté un nombre de cas de dopage dans le cyclisme professionnel en légère décrue. Ce bilan montre que notre sport est loin du peloton de tête des disciplines les plus touchées mais qu’il doit rester particulièrement vigilant", explique dans son communiqué le collectif MPCC, désormais dirigé par Emily Brammeier, du team Picnic PostNL Women.
Roger Legeay a, depuis, passé la main
Vingt cas de dopage dans le cyclisme pro en 2025
Comme en décembre dernier, le MPCC encourage à "réfléchir au développement marquant de certaines pratiques médicales dites en 'zone grise', dans l’élite, et enrayer un dopage plus traditionnel dans les échelons inférieurs, notamment au niveau Continental". Puis ces "chiffres de la crédibilité" offrent dans le détail une "photographie instantanée", "dans laquelle le cyclisme ferait figure de bon élève après avoir été considéré pendant de longues années comme un maillon faible".
Au total, sur l’ensemble de l’année 2025, vingt cas de dopage ont été recensés chez les cyclistes professionnels. "Ce chiffre indique que le nombre d’affaires révélées reste sur une pente descendante depuis 2022, année au cours de laquelle 29 cas ont été rendus publics", détaille le MPCC dans son communiqué.
L'athlétisme en tête, avec 163 cas de dopage
En 2025, le cyclisme n’a été que le dixième sport le plus cité dans des affaires de dopage et de fraude sportive. Loin, très loin, derrière l’athlétisme (163 cas), l’haltérophilie (63) et le tennis (46, dont 27 de fraude sportive). Le MMA pointe à la 4e place, avec 40 cas. Sans se gargariser de ces données, le MPCC reste ferme : "La prudence est également de mise pour notre sport puisque pour la première fois depuis deux ans un coureur du WorldTour a été suspendu. Celui-ci, non-membre de notre mouvement et courant pour une équipe elle aussi non-inscrite au MPCC, a été confondu par son passeport biologique, l’une des clés de voûte de la lutte antidopage."
Enfin, le MPCC, qui compte 7 WorldTeams comme membre (sur 18), se veut prudent : "Si l’on constate qu’assez peu de coureurs de WorldTour ont été contrôlés positif ces dernières années, cela ne veut pas dire que l’élite de notre sport est propre à 100%."