Deux coureurs amateurs de Gran Fondo suspendus... positifs à l'EPO
DopageLe cyclisme amateur italien est en plein émoi après l'annonce de deux nouveaux cas de dopage à l'EPO sur le circuit Gran Fondo. La commission antidopage italienne a suspendu provisoirement Felice Giangregorio (38 ans) et Bartolomeo Campailla (37 ans) suite à des contrôles positifs à l'érythropoïétine. Cette annonce intervient alors que le milieu amateur est sous haute surveillance, Giangregorio étant notamment un récidiviste déjà sanctionné par le passé pour la même substance. Les deux coureurs sont désormais dans l'attente de l'analyse de leur échantillon B avant qu'une sanction définitive ne soit prononcée.
Le cyclisme italien dans la tourmente avant le début du Giro
"Une deuxième infraction entraîne généralement des sanctions beaucoup plus lourdes"
Le cas de Felice Giangregorio est particulièrement accablant pour l'éthique du sport amateur. Déjà sacré champion d'Italie de Medio Fondo en 2019, il avait été déchu de son titre et suspendu quatre ans après un premier contrôle positif à l'EPO. Alors qu'il venait de faire son retour à la compétition en novembre 2023, le coureur de 38 ans a de nouveau été pris par la patrouille pour la même substance. "Selon le code de l'AMA, une deuxième infraction entraîne généralement des sanctions beaucoup plus lourdes, allant de huit ans de suspension jusqu'à l'exclusion à vie". Giangregorio risque donc une fin de carrière prématurée si l'échantillon B confirme ces résultats.
Bartolomeo Campailla également suspendu
Le second cas concerne le Sicilien Bartolomeo Campailla, dont le contrôle positif a été révélé par le site Gran Fondo Daily News. Comme son compatriote, l'amateur de 37 ans fait face à une suspension provisoire en attendant la clôture de la procédure disciplinaire. Bien qu'il conserve le droit de demander l'analyse de son échantillon B, la présence d'EPO dans ses prélèvements jette une nouvelle fois le discrédit sur l'intégrité des compétitions de masse en Italie. Ces deux cas simultanés renforcent les inquiétudes sur la prévalence du dopage lourd, même au sein des catégories d'âge non professionnelles.