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Camille Charret : «Paul Seixas m'a laissé être champion de France Juniors»

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Mis à jour le par Paul-Antoine STEVENIN
Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Après un début de saison compliqué pour sa première année chez les pros — victime d'un accrochage avec une voiture en janvier — Camille Charret (Cofidis) veut aider son équipe à briller sur le Tour de Turquie. Interrogé par Cyclism'Actu avant de prendre le départ de la 3e étape, le jeune coureur français s'est exprimé sur les ambitions de son équipe en Turquie, portées par Stanislaw Aniolkowski sur les sprints et par Emmanuel Buchmann sur les étapes de montagne, mais aussi sur son ancien coéquipier, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) qui a brillé en Belgique, lorsqu'ils étaient tous les deux en Junior, c'était en 2024.

Camille Charret au micro de Cyclism'Actu

Ce mardi 28 avril, après deux étapes consacrées aux sprinteurs, la troisième étape du 61è Tour de Turquie offrait une première explication entre favoris pour le classement général. Et c'est finalement Ivan Sosa (Equipo Kern Pharma) qui a levé les bras. Attaquant à 5 kilomètres du sommet, il est parvenu à distancer tous les favoris. Le Colombien devance Sebastian Berwick (Caja Rural-Seguros RGA) et le Français Nicolas Breuillard (TotalEnergies), auteur d'une très belle montée. Alessandro Fancellu (MBH Bank CSB Telecom Fort) et Kamiel Bonneu (Solution Tech NIPPO Rali) complètent le top 5. La déception du jour vient peut-être de Jordan Jegat (TotalEnergies), seulement 9è à l'arrivée, à 55 secondes du vainqueur. C'est la première victoire cette année de Sosa, après une belle deuxième place sur ses championnats nationaux.

 

"Il n'y a aucune pression sur moi"

Le Tour de Turquie, quand on voit le paysage, ça ressemble un peu aux vacances, mais pour toi, qu'est-ce que représente cette course ?

C'est la découverte d'une course par étapes. C'est vrai que c'est une belle course, assez difficile, notamment les étapes de montagne, c'est des étapes très dures, des montées très sèches. Après, il y a d'autres opportunités sur les autres étapes de sprint, où on a bien commencé avec Stan (Aniolkoswki), donc là, on espère faire d'autant mieux sur les étapes de montagne avec nos grimpeurs.

 

Et comment tu te sens après un début de saison un peu perturbé ?

Pas au meilleur de ma forme. C'est vrai que je n'ai jamais retrouvé de bonne sensation. J'ai fait de mon maximum, mais je sens que je ne suis pas à 100%. Je le sens tout au long des courses, mais il y avait quand même de la progression durant les classiques. Mais là, je sens que je suis quand même en fin de cycle. C'était vraiment de la découverte. Il n'y a aucune pression sur moi, je donne juste le max.

 

Tu es aussi le coureur qui était champion de France junior en 2024, avec un coéquipier un peu particulier, Paul Seixas, qui t'a aidé à gagner. Est-ce que tu peux nous rappeler cette histoire ?

Ce jour-là, il m'a laissé la victoire, on peut dire. Tout le monde savait que c'était l'ultra-favori, et moi, je me suis servi de ça pour gagner. C'était génial, et ça m'a permis de figurer sur d'autres épreuves. Porter un maillot bleu-blanc-rouge toute une année, c'est vraiment beau.

 

Quand tu le vois performer, comme là, sur les classiques ardennaises, qu'est-ce que tu ressens ?

Je suis vraiment content pour lui, fier de lui, parce que c'est un ami à moi. C'est mérité avec tout le travail qu'il fait, tout le travail sérieux qu'il fait. C'est vraiment un bon mec, et je suis sûr que c'est pas pour rien qu'il est à ce niveau.

 

Le résumé de la 3e étape du Tour de Turquie ce mercredi

Comme sur la deuxième étape, l'échappée matinale met du temps à prendre le large. De nombreuses attaques se suivent mais sans succès. Il faut attendre que soit passé le premier sprint intermédiaire de la journée pour que deux hommes prennent une avance conséquente : Rudolf Remkhi (Mugla) et Mustafa Tekin (Spor Toto). Jonas Rickaert (Alpecin-Premier Tech) part en contre et revient assez rapidement sur le duo de tête. Ils disposent tous trois d'1'25" sur le peloton. On part sur les mêmes bases que la veille car, après une grosse heure de course, la moyenne s'élève à 44 km/h. L'écart entre les échappés et le peloton augmente progressivement jusqu'à atteindre 2'05". Les difficultés qui s'enchaînent ont raison de Rickaert qui cède et se relève en tête de course. De même, le vainqueur des deux premières étapes Tom Crabbe (Team Flanders Baloise) est lâché par le peloton, lui qui était conscient au départ de vivre sa dernière journée avec le maillot Turquoise de leader du classement général sur les épaules. C'est ensuite au tour de Mustafa Tekin de se relever. Mais, alors qu'il est seul en tête, Rudolf Remkhi accroît son avance sur le peloton, la portant à 3'15". Sous l'impulsion de Caja Rural, le peloton accélère franchement et comble un peu son retard. Avec une vitesse moyenne impressionnante de 38 km/h après deux heures de course, l'étape permet de faire une véritable sélection dans le peloton.

À 50 kilomètres de l'arrivée, Remkhi n'a plus que 2 minutes d'avance sur le peloton. En dix kilomètres, celui-ci refait son retard et, à 35 kilomètres de l'arrivée, tout le monde est groupé. Plusieurs coureurs tentent de relancer la course mais le peloton arrive rapidement au pied de l'ascension finale. Des le premier kilomètre de montée, Sergio Samitier (Cofidis) attaque. TotalEnergies prend les choses en main à l'avant du peloton et finit par revenir sur l'Espagnol. Alors qu'il ne reste plus que 5 kilomètres, Ivan Sosa (Equipo Kern Pharma) porte son effort. BreuillardFancellu et Bonneu forment le groupe de contre. Mais Sosa est trop fort et résiste à tout le monde. Sebastian Berwick finit deuxième devant Nicolas Breuillard.

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