Camille Charret : «Paul Seixas m'a laissé être champion de France Junior»
RouteAprès un début de saison compliqué pour sa première année chez les pros — victime d'un accrochage avec une voiture en janvier — Camille Charret (Cofidis) veut aider son équipe à briller sur le Tour de Turquie. Interrogé par Cyclism'Actu avant de prendre le départ de la 3e étape, le jeune coureur français s'est exprimé sur les ambitions de son équipe en Turquie, portées par Stanislaw Aniolkowski sur les sprints et par Emmanuel Buchmann sur les étapes de montagne, mais aussi sur son ancien coéquipier, Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) qui a brillé en Belgique, lorsqu'ils étaient tous les deux en Junior, c'était en 2024.
Camille Charret au micro de Cyclism'Actu
"Il n'y a aucune pression sur moi"
Le Tour de Turquie, quand on voit le paysage, ça ressemble un peu aux vacances, mais pour toi, qu'est-ce que représente cette course ?
C'est la découverte d'une course par étapes. C'est vrai que c'est une belle course, assez difficile, notamment les étapes de montagne, c'est des étapes très dures, des montées très sèches. Après, il y a d'autres opportunités sur les autres étapes de sprint, où on a bien commencé avec Stan (Aniolkoswki), donc là, on espère faire d'autant mieux sur les étapes de montagne avec nos grimpeurs.
Et comment tu te sens après un début de saison un peu perturbé ?
Pas au meilleur de ma forme. C'est vrai que je n'ai jamais retrouvé de bonne sensation. J'ai fait de mon maximum, mais je sens que je ne suis pas à 100%. Je le sens tout au long des courses, mais il y avait quand même de la progression durant les classiques. Mais là, je sens que je suis quand même en fin de cycle. C'était vraiment de la découverte. Il n'y a aucune pression sur moi, je donne juste le max.
Tu es aussi le coureur qui était champion de France junior en 2024, avec un coéquipier un peu particulier, Paul Seixas, qui t'a aidé à gagner. Est-ce que tu peux nous rappeler cette histoire ?
Ce jour-là, il m'a laissé la victoire, on peut dire. Tout le monde savait que c'était l'ultra-favori, et moi, je me suis servi de ça pour gagner. C'était génial, et ça m'a permis de figurer sur d'autres épreuves. Porter un maillot bleu-blanc-rouge toute une année, c'est vraiment beau.
Quand tu le vois performer, comme là, sur les classiques ardennaises, qu'est-ce que tu ressens ?
Je suis vraiment content pour lui, fier de lui, parce que c'est un ami à moi. C'est mérité avec tout le travail qu'il fait, tout le travail sérieux qu'il fait. C'est vraiment un bon mec, et je suis sûr que c'est pas pour rien qu'il est à ce niveau.