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Benoît Cosnefroy : «Evenepoel et Skjelmose étaient plus forts»

Amstel Gold Race
Mis à jour le par Alexandre OLIVIER
Photo : @Amstelgoldrace

Les jours se suivent et se ressemblent pour Benoit Cosnefroy ! Après avoir décroché une troisième place sur la Flèche Brabançonne vendredi, le Français vient à nouveau terminer sur la 3e marche du podium sur l'Amstel Gold Race ce dimanche 19 avril. Le coureur d'UAE Team Emirates XRG règle le sprint du groupe de contre, 1 minute et 59 secondes derrière le vainqueur Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) et Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) 2e. Une même position à l'arrivée mais une avec une saveur encore meilleure pour le coureur de 30 ans : "Ça fait longtemps que je n'ai pas fait un podium en WorldTour. Donc je suis quand même très heureux de pouvoir faire ça."

Benoît Cosnefroy décroche la 3e place sur l'Amstel Gold Race

 

"Dans le Cauberg, j'ai compris que j'allais jamais rentrer"

Benoît Cosnefroy est revenu sur sa course où il n'a aucun regret : "Comme on dit avec des 'Si', on peut refaire la course 1000 fois mais autant à la Flèche Brabançonne, je suis déçu parce que dans la situation où j'étais, si je lance à 300 mètres, je pense que je peux gagner avec les jambes que j'avais. Aujourd'hui devant c'était parti, c'était plus fort et c'est comme ça derrière j'ai essayé de faire au mieux pour aller chercher ce podium."

Même si en analysant profondément, il retient un moment de la course où il y avait mieux à faire : "Il y avait mieux à faire c'est sur, j'ai perdu mon positionnement juste avant le point important mais mis à part ça après dans le groupe de contre forcément qu'il y a des équipiers qui ne vont pas rouler. Ça c'est le jeu. Après bon je pense qu'il y avait quand même Mauri (Vansevenant) qui pouvait un peu aider. Il a jamais passé un relais, je suis allé le chercher plusieurs fois. Bon c'est comme ça, c'est le jeu. Je pense que c'est peut-être sa façon de rouler mais avec Alex Baudin, on a quand même très bien roulé et on se connaît très bien avec Alex. On habite proche l'un de l'autre et on s'entraîne des fois ensemble. Donc voilà, on a collaboré au mieux et puis juste il y a un moment, moi j'ai commencé à perdre mes jambes aussi à un tour de l'arrivée et à ce moment-là dans le Cauberg, j'ai compris que j'allais jamais rentrer devant parce que je commençais à payer tous mes efforts."

Lorsqu'on lui demande si il pense pouvoir être leader plus fréquemment au sein de l'équipe émiratie grâce à ses beaux résultats, le Français répond de manière très claire sur ce point : "C'est sûr, ça fait du bien. Et c'est comme je dis, il y en a beaucoup qui me demandaient : 'Benoît, quand est-ce que tu vas être leader dans l'équipe ou quand est-ce qu'il vont te faire confiance ?' Mais ils m'ont toujours fait confiance (rire). C'est juste qu'il faut aligner la course qui va bien avec la forme qui va bien et sur le début de saison je n'avais pas une forme étincelante et ça vient course après course et je pense que le Tirreno-Adriatico m'a fait du bien aussi. Et après ça voilà quand on fait des courses dans les Flandres, je ne suis pas leader sur ce genre de course. Donc ce qui est bien normal, je n'ai pas le profil pour. Donc voilà, l'équipe m'a toujours fait confiance et juste que là ça se déclenche et parce que j'ai la forme et j'ai le terrain qui me correspond bien."

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