Laurence Pithie : «J’étais sûr de perdre le maillot...»
4 Jours de DunkerqueCe samedi, c’était la 4e étape des 4 Jours de Dunkerque avec l’arrivée mythique à Cassel, qui a vu l’Érythréen de la formation Movistar, Natnael Tesfatsion, s’imposer devant le Belge Stan Dewulf (Decathlon-CMA CGM) et l’Allemand Kim Heiduk (Netcompany INEOS). Complètement acculé et esseulé, le leader de la course Laurence Pithie (Red Bull-BORA-hansgrohe) a fait ce qu’il a pu pour conserver le maillot rose de leader. Il s’est exprimé au micro de l’organisation après l’arrivée de cette 4e étape.
Laurence Pithie, a l'arrivée de cette 4e étape
"J’ai dû un peu jouer au poker sur qui suivre et qui ne pas suivre"
"C’était super, super dur", débute le Néo-Zélandais. "Je savais que je devrais utiliser mon équipe assez tôt pour contrôler. Parce qu’au départ, l’échappée gagne souvent. Mais Uno-X ne voulait pas rouler avec nous. Et NSN ont imposé un rythme très dur dans la montée raide, ce qui a fait mal à mes coéquipiers. Ils ont fait un super boulot. Ils ont essayé de rester avec moi le plus longtemps possible. J’ai clairement fait quelques erreurs techniques moi-même. J’ai dû un peu jouer au poker sur qui suivre et qui ne pas suivre. Je savais que certains étaient à 35 secondes, d’autres un peu plus loin. Je pense que Decathlon était probablement l’équipe la plus forte après Uno-X. Uno-X a utilisé son équipe pour contrôler le milieu de course. Mais Decathlon a vraiment lancé des attaques. Ils avaient des gars super forts. Et il y avait toujours un ou deux coéquipiers qui sautaient. Ils plaçaient aussi toujours des coureurs devant. J’avais l’impression de ne pas pouvoir faire trop d’accélérations. Je devais juste rouler à mon rythme. Et à la fin, j’étais à fond. Je suis content. Dans le dernier tour, j’étais sûr de perdre le maillot. Mais je roulais à mon rythme. Je suis soulagé. On est une équipe très forte. Mais sur une course comme celle-ci, c’est difficile. Je suis sprinteur. Le dernier tour était très dur pour moi. Mais c’était quand même un bon résultat. Ils revenaient tout le temps pour rester avec moi", conclut Laurence Pithie.