Tour de France - Tom Pidcock : «J’ai constamment besoin de stimulation…»
Son nom est rarement cité parmi les favoris à l’approche du Tour de France, mais Tom Pidcock sera bien au départ de la "Grande Boucle". Après sa troisième place lors de la dernière Vuelta, les attentes sont élevées, même si le Britannique refuse de se laisser entraîner dans ce jeu. Le coureur de la Pinarello-Q36.5 tente de se protéger au maximum de la pression.
"Quand tout va bien, il n’existe pas de meilleur endroit pour performer"
"Le Tour est tellement intense. Il y a l’attention des médias, la pression et toutes les questions. On peut se sentir très bien et finalement passer complètement à côté. Ou, au contraire, se sentir mal et voir les gens se demander si l’on fait partie des favoris du jour", explique Pidcock dans le podcast Frodeno’s Going Mental, évoquant sa relation compliquée avec le Tour de France. "Quand les choses tournent mal, c’est terrible. Ce n’est pas un endroit agréable où se trouver, mais cela reste la plus grande course cycliste du monde. C’est aussi la plus belle. C’est la course avec laquelle j’ai grandi. Et quand tout va bien, il n’existe pas de meilleur endroit pour performer."
Pidcock se garde toutefois de toute déclaration ambitieuse, et ce choix est pleinement assumé. "Cette année, j’aborde le Tour sans attentes particulières. Je veux simplement courir et prendre du plaisir. Le reste viendra naturellement. Si je ne me fixe pas comme objectif de gagner une étape, de monter sur le podium, de terminer dans le top 5 ou autre, alors il n’y a rien dans lequel échouer. J'ai besoin de prendre du plaisir pour être performant. Je ne suis pas quelqu’un qui peut se transcender par la colère", poursuit-il. "Rester aussi concentré pendant trois semaines n’est pas une tâche facile, surtout pour quelqu’un comme moi. J’ai constamment besoin de stimulation. C’est pour cette raison que la Vuelta de l’an dernier a été si importante pour moi. Sur le papier, ce n’est peut-être pas ma plus grande performance, mais le fait d’avoir aussi à rester aussi concentré pendant trois semaines représente, à mes yeux, une immense réussite."
