Tour d'Italie
Tour d'Italie - La pluie et Roglic : la 1ère semaine du Giro Photo : Sirotti

Tour d'Italie - La pluie et Roglic : la 1ère semaine du Giro

Si pour tous les spectateurs, la première semaine du 102ème Tour d'Italie est passée vite, les coureurs du peloton ne sont pas du même avis. Malgré le faible dénivelé affiché sur ces 9 étapes, la pluie, les chutes ainsi que les affaires de dopage ont rendu ce premier acte bien plus difficile physiquement et psychologiquement pour des coureurs qui voient arriver la montagne à grands pas. En ce 1er jour de repos, il est temps de dresser un premier bilan des forces en présence sur ce Giro.

Tour d'Italie 2019 - Primoz Roglic remporte le chrono

 

Primoz Roglic, leader incontesté ?

La première semaine du Giro s’est terminée hier comme elle avait commencé : par un chrono. Et comme sur le prologue de Bologne, c’est Primoz Roglic qui a porté un nouveau coup de matraque sur cette 102ème édition du Giro. Certes la montagne n’est pas encore là, mais déjà les écarts sont conséquents avec ses principaux adversaires : 4’29" sur Miguel Angel Lopez, 3’44" sur Simon Yates, 3’16" sur Richard Carapaz. Seuls Vincenzo Nibali et Bauke Mollema ont fait mieux que résister, pointant respectivement à 1’44" et 1’55" du Slovène. Et surtout le leader de la Jumbo Visma s’est élancé sans l’ombre de son rival rouleur Tom Dumoulin, contraint à l’abandon après une chute survenue sur la 4ème étape.

 

Mais cette semaine était annoncée d’avance difficile à négocier pour les grimpeurs, qui devront attendre jeudi pour voir enfin se dévoiler les cimes italiennes. A partir de là, c’est un tout autre Giro qui va s’engager avec un enchaînement affolant d’ascensions. En effet de ce fameux jeudi jusqu’à l’arrivée finale à Vérone, le peloton n’aura sur le papier qu’une seule journée pour souffler, en début de troisième semaine. Les grimpeurs comme Yates ou Lopez devront élaborer de nouvelles stratégies voire des alliances pour espérer renverser le vainqueur du Tour de Romandie.

Pour le moment, ni Roglic, ni les autres ne sont porteurs du maillot rose de leader, la faute à l’échappée fleuve sur la 6ème étape qui a permis à Valerio Conti de s’emparer de la tunique de leader. A l’issue du chrono de Saint-Marin, l’Italien a résisté à la foudre Roglic pour 1’50, ce qui devrait lui laisser l’honneur de porter ce maillot au moins jusqu’à jeudi.

 

La pluie, arbitre de la première semaine

S’il y’a bien un adjectif à retenir pour qualifier cette première semaine de la course rose, c’est "humide". Malgré le profil globalement plat de ces 9 premiers jours, la route du peloton s’est assimilée à un véritable chemin de croix. Bien que les chutes ne furent heureusement pas trop nombreuses, la réaction de chaque coureur face à ce froid risque de se payer cher au niveau de la fatigue en troisième semaine, comme le rappelait Valentin Madouas hier. 13 abandons ont été à déplorer, notamment celui de Tom Dumoulin mais également celui de Laurens De Plus, annoncé comme le premier lieutenant de Primoz Roglic en montagne. Fernando Gaviria a également jeté l’éponge du fait d’une douleur au genou.

 

Le spectre du dopage, plus lourd que les nuages

En plus de ces abandons "classiques", le début du Tour d’Italie a été marqué par les révélations sur l’affaire Aderlass, qui a obligé Kristjan Koren à plier bagages, suspendu par l’UCI. A l’image de Kristjan Durasek et d’une vingtaine d’autres coureurs, le Slovène figure sur la liste des clients du sulfureux Docteur Mark Schmidt.

Autre cible cette fois plus médiatique, Alessandro Petacchi. Le consultant du Giro pour la RAI a lui aussi quitté la course, suite aux révélations du Monde selon lequel l’ancien sprinteur aurait été également client de ce même médecin, protagoniste de cette fameuse affaire de dopage sanguin.

 

Les sprinteurs à la bataille jusqu’à mercredi

Incontestablement, cette première semaine a été dessinée pour les adeptes de la dernière ligne droite. 4 sprints massifs ont été disputés à travers le centre de la botte italienne et nombreux sont les sprinteurs qui ont pu en tirer profit. Si Pascal Ackermann et son train de la BORA-Hansgrohe ont semblé légèrement au-dessus avec deux victoires d’étape, il convient de ne pas oublier les succès de Fernando Gaviria (vainqueur après le déclassement d’Elia Viviani) et de Caleb Ewan.

En revanche, déception côté français puisqu’Arnaud Démare n’a jamais semblé en mesure d’aller empocher un 1er succès sur la course transalpine. Le Picard a terminé à chaque fois sur les places d’honneurs, malgré un train dévoué à sa cause. Néanmoins il reste encore deux à trois occasions pour le vainqueur de Milan- San Remo 2016 d’aller enfin glâner ce succès d’étape. Au lendemain de cette journée de repos, les sprinteurs devraient de nouveau montrer leurs dents mardi et mercredi avant l’arrivée tant attendue de la montagne où la course devrait définitivement se dessiner.

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Publié le par Jean LEBRETON

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