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Route - Sans contrat, Kévin Le Cunff attend un «miracle» Photo : Sirotti

Route - Sans contrat, Kévin Le Cunff attend un «miracle»

Kévin Le Cunff est toujours sans contrat pour la saison 2020. Une situation difficile pour le coureur de 31 ans qui sort pourtant de trois belles années avec St Michel-Auber 93, avec trois top 10 consécutifs au classement général de la Coupe de France (9e en 2017 et 2018, 6e en 2019). "Même si j'ai 31 ans, je suis encore jeune dans le vélo et je suis en progression constante. Je serais déçu de ne pas pouvoir le montrer. J'ai vraiment les boules et j'aurais beaucoup de regrets si je devais arrêter. Cette année, j'ai été régulier et j'ai toujours été présent dans les courses dures comme Paris-Tours où je termine 17e et 2 e français", regrette-t-il dans une interview accordée à nos confrères du Parisien.

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Il a avoué avoir eu quelques touches, notamment auprès de Jean-René Bernaudeau, mais il n'a finalement rien signé : "On était en discussions (avec Bernaudeau) depuis plusieurs semaines. Il attendait une réponse de son sponsor pour pouvoir recruter 5 coureurs de plus et il m'avait dit que j'en faisais partie. Mais il m'a annoncé que l'équipe Total Direct Energie resterait finalement à 23. C'était un peu mon dernier espoir", a expliqué Le Cunff, qui a également contacté d'autres formations. "Cofidis était davantage intéressé l'an dernier, Vital Concept a pris surtout des étrangers et Arkea avait dit oui à Stéphane Javalet (manager de St Michel-Auber 93) et à mon agent avant de changer d'avis. Tout le monde me dit que je mérite d'aller au dessus, que ce n'est pas normal et qu'ils sont déçus pour moi… Mais la réalité, c'est que je n'ai pas eu beaucoup de propositions et qu'aujourd'hui, je n'ai plus d'équipe."

Il aurait tout de même pu rester chez St Michel-Auber 93, mais sa situation financière n'aurait alors plus été tenable : "Les deux premières années, j'ai perdu de l'argent en étant cycliste professionnel. Avec la baisse de budget de l'équipe, je serais revenu à un salaire minimum et je ne pouvais pas me le permettre. Sinon, je serais resté. Mais en Continental Pro, j'étais prêt à faire des sacrifices au niveau du salaire et ne signer qu'un an", a-t-il avoué.

Désormais, il attend un "miracle", et s'il n'arrive pas, il reprendra alors son emploi de technicien dans l'aéronautique à la SNECMA, puisque Le Cunff est en congé sabbatique sans solde depuis décembre 2016. "Je dois donner ou non mon préavis à la SNECMA avant le 30 novembre. Si je n'ai toujours rien, je reprendrai mon emploi avec la frustration de me dire que j'avais encore ma place chez les pros. Mais le vélo ce sera fini pour moi. Peut-être que je ferai du cyclo-cross. Mais je n'irai pas dans un club amateur pour m'entraîner le soir à la lampe en faisant des semaines de 35 heures. Même si j'étais passé pro comme ça, j'ai déjà donné", a-t-il conclu.

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Publié le par François BONNEFOY

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