Route - Portugal, Norvège... Quelle nation gagnera son 1er Grand Tour ?
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Photo : CyclismActu.net / Sirotti

Route - Portugal, Norvège... Quelle nation gagnera son 1er Grand Tour ?

Australie, Canada, Équateur, Slovénie : voici une liste non exhaustive des pays, durant les années 2010, qui ont réussi à se glisser dans la liste des nations lauréates d'une épreuve de trois semaines, portant ainsi le total à 20. Mais quel pays sera le prochain ? Deux nations (Norvège et Portugal) semblent se détacher et avoir un ou plusieurs coureurs capables de remporter soit le Giro, le Tour de France ou La Vuelta dans les prochaines années, peut-être même dès la saison 2022 ? Décryptage.

Vidéo - Richard Carapaz a fait briller l'Équateur en 2019 !

 

Le Portugal : Joao Almeida, pour mettre fin à la longue disette ?

Parmi tous les pays d'Europe de l'Ouest, le Portugal fait clairement office d'intrus puisqu'il est le seul à ne pas avoir décroché un Grand Tour dans toute son histoire. Pourtant, le cyclisme lusitanien a eu dans ses rangs des coureurs comme Joaquim Agostinho. La légende portugaise est passée proche de remporter une épreuve de trois semaines plusieurs fois dans sa carrière : 3e du Tour de France en 1978 et 1979, et 2e de La Vuelta (1974). Depuis la péninsule ibérique se cherche un héritier au natif de Lisbonne. Plusieurs coureurs ont montré des qualités comme Rui Costa mais on était loin du niveau requis pour remporter de telles courses.

Mais la donne semble avoir changé puisque le Portugal tient dans ses rangs l’un des coureurs les plus prometteurs du cyclisme : Joao Almeida (Deceuninck-Quick Step), prochainement chez UAE-Team Emirates. Au cours des deux dernières années, le Portugais a montré l'étendue de son talent, mais surtout sa capacité à briller sur les courses de trois semaines. En 2020, il a terminé au pied du podium du Giro (4e) après avoir porté le maillot rose pendant deux semaines. Bon grimpeur et rouleur plus que convenable, le coureur de 23 ans possède une panoplie complète qui doit lui permettre de conquérir un premier Grand Tour, et par la même occasion mettre fin à la disette portugaise.

 

La Norvège : la jeunesse scandinave prête à conquérir les Grands Tours ?

La Norvège va-t-elle rejoindre le Danemark et la Suède à cette liste ? Une chose est sûre : l'avenir est bien Norvégien. Le pays scandinave possède en sa possession deux coureurs lauréats du Tour de l'Avenir : Tobias Foss (Jumbo-Visma, 24 ans) et Tobias Halland Johannessen (Uno-X Pro Cycling Team, 22 ans). Le premier cité a notamment terminé 9e du Giro 2021, mais il doit aussi se contenter d'un rôle d'équipier. Tandis que le second - qui n'a pas encore fait ses preuves au niveau élite - a laissé entrevoir de belles promesses en U-23. À ces deux coureurs, il faut également ajouter Anders Halland Johannessen (Uno-X Pro Cycling Team, 22 ans), frère jumeau de Tobias, et Andreas Leknessund (Team DSM, 22 ans) qui fait ses armes en World Tour. Le cyclisme norvégien est rempli de promesses.

 

Quid de l'Europe centrale et de l'Est ?

Du controversé lituanien Raimondas Rumsas (3e du Tour de France 2002) à l'éternel espoir tchèque Roman Kreuziger (5e de la Grande Boucle 2013), en passant par Piotr Ugrumov (Lettonie, 2e du Giro 1993) ou par l'éphémère slovaque Peter Velits (2e de La Vuelta 2010), certains pays de l'Europe centrale et de l'Est sont toujours parvenus à sortir des coureurs par le passé. Actuellement, ils peinent à trouver un coureur ayant le potentiel pour décrocher la victoire finale.

Si des cyclistes comme Rafal Majka (Pologne, 32 ans) ou Patrick Konrad (Autriche, 30 ans) ont pu jouer le classement général auparavant, ils semblent désormais viser les victoires d'étapes ou se destiner au rôle d'équipier. Certains pays possèdent des jeunes coureurs prometteurs comme Attila Valter (Hongrie, 23 ans) ou Mark Padun (Ukraine, 25 ans), mais ces derniers peuvent vraiment jouer les premiers rôles d'une épreuve de trois semaines dans un court, moyen et long termes ? La question se pose...

 

Et le continent africain dans tout ça ?

Au début des années 2010, on aurait pu miser sur un podium d'un coureur africain sur les Grands Tours, voire mieux. Mené par une génération prometteuse (Louis Meintjes, Merhawi Kudus, Natnael Berhane...), le continent africain regorgeait de talents capables de signer quelques résultats sur les épreuves de trois semaines comme Louis Meintjes (Afrique du Sud, 8e du Tour de France en 2016 et 2017). 

Mais ces "pépites" n'ont finalement pas eu le rendement attendu et doivent actuellement se contenter soit d'un rôle d'équipier dans le World Tour ou d'une place de leader dans des équipes moins importantes. Loin du destin imaginé. Et même si certains coureurs commencent à éclore (Hailu Biniam Girmay, Henok Mulubrhan, Natnael Tesfatsion...), on n'est clairement pas dans les mêmes attentes. Preuve d'un certain recul de l'Afrique.

 

Le reste du monde : vraiment le désert ?

Il y a quelques années, Bernard Hinault - quintuple lauréat de la Grande Boucle - demeurait très perplexe sur l'évolution du cyclisme asiatique, plus particulièrement chinois : "Il y avait une opération en vue des Jeux de Pékin (2008) qui n'a pas abouti. La Chine ne voit pas en la bicyclette un outil de loisir. Ils n'ont pas encore cette vision-là. Le vélo est un outil de travail. Le jour où la Chine s'y mettra, avec un milliard et demi d'habitants, elle pourra te sortir 1000 athlètes d'un coup." Six ans après, cette déclaration prend effectivement tout son sens. Et malgré des avancées avec notamment la création de plusieurs structures, aucun coureur chinois n'est parvenu à sortir du lot.

Le constat est le même pour l'ensemble du cyclisme asiatique qui ne possède pas LE coureur pour remporter un Grand Tour. Et rien ne garantit que ces pays auront enfin un cycliste capable de concurrencer les Pogacar, Bernal et consorts. Idem pour l'Inde et ses alentours. Malgré des moyens et un investissement important dans le cyclisme, le Moyen-Orient (Bahreïn, Émirats arabes unis...) reste très loin. Hormis les pays déjà lauréats d'une épreuve de trois semaines, l'Amérique centrale, comme le Sud, se structure mais on est encore loin du compte. Enfin, un pays comme la Nouvelle-Zélande tient dans ses rangs un coureur comme George Bennett, mais peut-il se mêler à la lutte ?

 

Bilan des Grands Tours par nations

1. Italie (85 Grands Tours)

2. France (51)

3. Espagne (48)

4. Belgique (32)

5. Royaume-Uni (11)

6. Suisse (10)

7. Luxembourg (7)

8. Colombie, Etats-Unis, Pays-Bas, Russie et Slovénie (5)

13. Allemagne (4)

14. Irlande (3)

15. Australie, Canada, Danemark, Équateur, Kazakhstan et Suède (1)

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Publié le par Clement LABAT-GEST

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