Route - Lefevere : «Je ne peux qu'être cynique sur les 23 équipes !»
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Photo : Sirotti / FFC - Patrick Pichon

Route - Lefevere : «Je ne peux qu'être cynique sur les 23 équipes !»

Riche en actualité, la semaine cycliste a été analysée par Patrick Lefevere dans sa chronique hebdomadaire écrite pour Het Nieuwsblad. Et deux sujets ont particulièrement interpellé le manager général de la Deceuninck-Quick Step, à savoir les annonces faites par l'UCI sur la sécurité en course et sur les Grands Tours à 23 équipes en 2021. Concernant le premier sujet, Patrick Lefevere est revenu sur la génèse de ces évolutions en termes de sécurité.

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"Tout le monde sera gagnant si les courses deviennent plus sûres"

"L'initiative est venue de quatre équipes du World Tour : Ineos Grenadiers, Team DSM, Jumbo-Visma et Deceuninck-Quick-Step. Nous nous sommes rencontrés avant le départ du Tour à Nice pour dresser un plan, rencontre que l'UCI a prise très au sérieux car ses membres se sentent immédiatement mis à mal quand les équipes s'organisent entre elles. Ils voient cela comme une atteinte à leur souveraineté en tant que régulateur de ce sport [...] Ce que je peux dire, c'est que les idées qui ont émergé à l’UCI sont en grande partie les mêmes que celles que nous avions formulées lors de notre réunion."

Affirmant par ailleurs que "tout le monde sera gagnant si les courses deviennent plus sûres", l'homme de 66 ans s'est également exprimé sur l'une des mesures qui fait le plus de bruit depuis jeudi, en l'occurrence l'interdiction du super tuck, cette position aérodynamique adoptée en descente, et consistant à se pencher en avant et à s'asseoir sur le tube supérieur afin de gagner de la vitesse. "Pour moi, ce n'était pas nécessaire. Je n'ai pas vu beaucoup de chutes liées à cela. D'un autre côté, les jeunes copient ce que font les professionnels et cela peut entraîner des accidents. Je ne compte pas dire à un coureur professionnel comment se positionner sur son vélo, mais je ne suis pas indigné lorsque j'entends que l'UCI ne veut pas que les coureurs adoptent cette position particulière."

 

"L'accord politique avec l'UCI est vendu comme une mesure liée au coronavirus..."

Plutôt compréhensif vis-à-vis de cette décision, Patrick Lefevere l'est en revanche beaucoup moins sur celle d'autoriser une équipe supplémentaire sur les Grands Tours pour cette saison. "Ce que je reproche à l’UCI, c’est qu’ils acceptent la proposition d’ASO d'organiser le Tour avec 23 équipes au lieu de 22, et ce alors qu'ils s'étaient accordés en 2018 sur le fait que le peloton devait devenir moins massif pour réduire le nombre de chutes [...] L'accord politique avec l'UCI est vendu comme une mesure liée au coronavirus afin d'accueillir les petites équipes françaises qui ne peuvent pas disputer certaines courses. Je ne peux qu'être cynique à ce sujet", conclut celui qui n'a jamais sa la langue dans sa poche.

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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