Route - Philippe Gilbert : «C'est beau de pouvoir donner son bidon...»
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Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Route - Philippe Gilbert : «C'est beau de pouvoir donner son bidon...»

Ce lundi, Philippe Gilbert (Lotto Soudal) était l'invité de l'émission Bistrot Vélo sur Eurosport. Le Belge de 38 ans, qui représente les coureurs avec Matteo Trentin auprès de l'UCI, a notamment évoqué des changements de règle controversés qui ont été mis en place récemment dans le cyclisme professionnel : la fin de la "position Mohoric" sur le vélo (lorsqu'un coureur s'allonge sur le cadre dans une descente), et l'interdiction de jeter des bidons hors zone sous peine d'être exclu d'une course, ce qui est arrivé à Michael Schär (AG2R Citroën) sur le dernier Tour des Flandres.

Vidéo - Philippe Gilbert blessé au genou sur le Tour de France 2020

 

"Le cyclisme est un sport dangereux, on le sait"

Concernant l'interdiction de la "position Mohoric", Gilbert estime que c'est une bonne chose pour la sécurité des coureurs. "Ça fait quand même quelques années que je suis dans ce milieu, j'ai visité quelques usines de vélos. Je sais que les vélos ne sont pas testés pour ça, et il faut savoir que les cadres ne sont pas faits pour supporter 70 kilos voire plus. Il y a toujours un risque. Le cyclisme est un sport dangereux, on le sait, mais c'est clair que c'est une position qui est dangereuse. Si on prend un trou ou un ralentisseur, on peut tomber plus gravement. En tout cas, je pense qu'on a moins de chances de se rattraper dans cette position que quand on est assis normalement sur la selle", a-t-il expliqué.

 

"L'UCI a poussé le changement jusqu'à l'interdiction totale du jet de bidons"

Par contre, sur l'interdiction des jets de bidons hors zone, le Belge estime que l'UCI est allée trop loin. "Sur les jets de bidons, j'ai vu un gros changement de mentalité dans le peloton depuis cinq ou six ans, énormément de coureurs jettent leurs bidons sur la route. Récemment, on a vu Geraint Thomas qui a dû abandonner sur le Giro à cause de ça car il a roulé dessus. Il y a eu beaucoup de chutes à cause de ça, donc à la base c'était pour réglementer cette nouvelle mentalité. Mais l'UCI a poussé le changement jusqu'à l'interdiction du jet totale. On n'était pas au courant, et si on l'avait été, on aurait défendu la chose d'une autre manière, car personnellement je ne suis pas pour du tout", a-t-il déclaré. 

"C'est beau de pouvoir donner son bidon à un supporter. J'ai fait le Tour de France dix fois, et à chaque meeting d'avant-Tour, le président nous disait toujours qu'un bidon lancé à un enfant allait peut-être en faire un futur coureur. C'était presque une fierté de jeter son bidon à un jeune. Et Michael Schär l'a expliqué, je suis sûr que parfois il a roulé avec un bidon vide en attendant de voir un gamin peut-être 10 kilomètres plus loin pour lui jeter. C'est toujours des moments magiques pour les enfants, et ces bidons ont de la valeur car ils sont jetés par les coureurs. Si on va l'acheter dans le magasin, il n'a pas d'histoire, alors que là ça fait rêver les gens", a-t-il ajouté.

 

"Roglic a eu un déclic dans sa tête"

Enfin, Philippe Gilbert a aussi parlé de Primoz Roglic (Jumbo-Visma), qui a récemment remporté le Tour du Pays basque en attaquant de loin lors de la dernière étape. "Je pense qu'il a été un peu plus offensif et au final c'était bien qu'il n'ait pas le maillot. C'est un coureur qui ne doit pas avoir peur d'aller de l'avant, il est tellement fort qu'il est capable de soutenir les efforts. Quand je le vois courir comme sur le Tour de France l'année passée, sur la défensive, c'est là l'erreur. Donc je pense qu'il y a eu un déclic dans sa tête et là il est plutôt tourné sur l'attaque. Quand il isole les meilleurs, il a plus de chances", a expliqué Gilbert"Je regardais le Tour l'an passé et je me disais qu'il gérait alors qu'il n'avait que 40 secondes d'avance. 40 secondes, c'est une crevaison, une chute dans le final, ce n'est pas grand-chose. Il gérait de la même façon que Froome gérait quand il avait 5 minutes d'avance en fait. Quand on a deux ou trois minutes, on peut commencer à gérer, mais en-dessous... En tout cas, si j'étais maillot jaune avec une minute d'avance, je serais en stress permanent, car une minute c'est très peu", a-t-il conclu.

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Publié le par François BONNEFOY

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