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Route - Florian Sénéchal : «Le visage de Jakobsen n'en était plus un» Photo : Sirotti

Route - Florian Sénéchal : «Le visage de Jakobsen n'en était plus un»

Dans un long entretien accordé au journal L'Equipe, Florian Sénéchal est revenu avec émotion sur l'accident dont a été victime Fabio Jakobsen en août dernier sur le Tour de Pologne. Lanceur du sprinteur néerlandais ce jour-là, le coureur de la Deceuninck-Quick Step a été le premier à venir secourir son coéquipier - "mon premier réflexe a été de prendre sa tête et de la relever tout doucement pour éviter que le sang remonte au cerveau ou aille dans son système digestif ou ses poumons"et lui a certainement sauvé la vie grâce à ses gestes de premiers secours.

Vidéo - Florian Sénéchal s'est confié sur l'accident de Jakobsen

 

"Le plus terrible pour moi, c'est que je ne le reconnaissais pas" 

"Je suis allé directement vers lui, personne ne s'en occupait, tout le monde était autour du photographe qui avait perdu connaissance. Fabio lui, perdait du sang, beaucoup de sang [...] Le plus terrible pour moi, c'est que je ne le reconnaissais pas, son visage était totalement détruit, je m'efforçais de le fixer dans les yeux. Je ne sais toujours pas comment j'ai pu réagir ainsi, je n'ai aucune formation de secouriste mais je l'ai fait presque instinctivement. Je voyais bien qu'il s'en allait, qu'il perdait trop de sang. Ça a duré de longues minutes qui m'ont paru interminables."

 

"J'ai été suivi ensuite par un psychologue, ça m'a beaucoup servi"

Si la principale victime de cet accident est bien sûr Fabio Jakobsen, victime de très graves blessures au visage et qui tente de se reconstruire, Florian Sénéchal a souffert psychologiquement de cet épisode et a eu besoin d'aide pour mieux appréhender ce qu'il avait vécu. "Je n'ai pas pu dormir pendant plusieurs nuits par la suite [...] Toute l'équipe m'a beaucoup aidé car j'étais vraiment traumatisé par ce que j'avais vécu et surtout de voir Fabio dans cet état, avec ce visage qui n'en était plus un. Comme s'il avait pris une grenade en pleine face. Je me demandais comment il pourrait faire pour manger et respirer. Je ne savais pas s'il allait survivre. J'ai été suivi ensuite par un psychologue, ça m'a beaucoup servi."

 

"Il n'y a pas un jour où je ne pense pas à Paris-Roubaix"

"Lié étroitement à Fabio Jakobsen et à son histoire" depuis cet épisode, le Nordiste a également abordé des sujets plus légers, et notamment son amour de Paris-Roubaix, une Classique sur laquelle il avait pris la sixième place en 2019 mais qu'il ne pourra pas disputer cette année en raison de la pandémie de coronavirus. "J'ai toujours eu en tête de la courir mais aussi de la gagner un jour. La semaine dernière, j'ai fait les 250 kilomètres tout seul avec ma femme en voiture derrière moi, je l'avais encore préparée comme un fou. Il n'y a pas un jour où je n'y pense pas. C'est mon terrain de jeu, et je suis convaincu que je pouvais y battre n'importe qui, même Mathieu Van der Poel", a confié celui qui a également expliqué que "c'était jouable" pour Julian Alaphilippe sur le Tour des Flandres au vu de sa récente prestation sur la Flèche Brabançonne.

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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