Route - Brailsford veut «s'attaquer» à l'hégémonie du Tour de France
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Photo : Sirotti

Route - Brailsford veut «s'attaquer» à l'hégémonie du Tour de France

Avec le coronavirus, c’est la crise pour toutes les équipes du peloton, mais pas au même point. L’équipe Ineos elle, fait partie de ces quelques équipes relativement stables depuis le début de la pandémie. Son manager Dave Brailsford tient à conserver son image d’homme prudent et en pleine maîtrise d’une crise aussi inédite que soudaine. "Je suis optimiste, mais nous ne devons pas être trop téméraires pour essayer de courir, la responsabilité vient en premier," a-t-il notamment déclaré à la BBC.

Vidéo - Dave Brailsford lors de la présentation du Tour 2020


"Si un événement, une course devait se produire cette année, nous choisirions tous le Tour"

Toutes les courses, des grands tours aux classiques régionales se sont positionnées ou tentent encore de le faire dans une fin d’année qui s'annonce particulièrement chargée. Mais économiquement, le Tour sera la priorité absolue des équipes World Tour, dont leur survie dépend. "Si un événement, une course devait se produire cette année, nous choisirions tous le Tour," affirme le Britannique. "Le doublé Giro-Tour n'est plus possible de toute évidence, nous devons donc encore réfléchir. Qui voulons-nous prendre ? Qui doublera avec la Vuelta ? Que veulent les coureurs eux-mêmes ? Il y a maintenant plus de coureurs éligibles pour l'équipe du Tour qu'auparavant."


"Nous avons besoin les uns des autres"

La personnalité de Brailsford lui vaut autant de détracteurs que d’admirateurs, surtout lorsque celui-ci émet des critiques du modèle actuel des équipes cyclistes, qui font face à une fragilité évidente face aux problèmes tels que cette pandémie : "Moderniser le modèle d'entreprise pour aller de l'avant serait sage pour tout le monde," exhorte-il. "Tout le monde verrait les avantages d'avoir une structure plus robuste et un meilleur modèle, plus diversifié, avec les plus grandes courses réparties dans le calendrier et donc en ne comptant plus sur une seule course. Cela permettrait aux gens de planifier à moyen et à long terme, plutôt que de planifier à court terme et, pour certains seulement, de survivre à court terme. Si nous nous remettons à courir à l'automne, alors tant mieux. Certaines équipes peuvent souffrir un peu plus que d'autres. Mais si nous ne courons pas à nouveau avant l'année prochaine, cela mettra tout le monde sans dessus dessous."

 

"La santé du cyclisme nécessite des équipes et une structure de course saines"

Des inégalités énormes persistent toutefois à travers les mots de Brailsford. Car les budgets des équipes World Tour ne sont pas tous les mêmes, Ineos et les équipes sponsorisées par des pays du Golfe notamment, disposent de réserves beaucoup plus conséquentes que certains sponsors moins riches. Le manager de 56 ans reste conscient de cela et en appelle à une solidarité et à ce que l'on pourrai appeler un "multilatéralisme inter-équipes" : "Nous pouvons être de grands adversaires, mais en réalité, la santé du cyclisme nécessite des équipes et une structure de course saines. Il est dans notre intérêt de nous soutenir mutuellement et de faire de notre mieux pour le sport, afin que nous puissions construire pour l'avenir." 

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Publié le par Jean LEBRETON

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