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Route - Bernaudeau : 'Alaphilippe et Pinot m'inspirent...' Photo : CyclismActu.net / @CyclismActu

Route - Bernaudeau : "Alaphilippe et Pinot m'inspirent..."

C'est un débat qui refait régulièrement surface : la radio dans le peloton. Jean-René Bernaudeau est totalement contre cette habitude et a expliqué pourquoi dans un entretien accordé à L'Equipe. Pour illustrer ses propos, il a évoqué un évènement marquant, la violente chute de William Bonnet (Groupama-FDJ) sur le Tour de France 2015. "Ne me dites pas que la radio est nécessaire pour des raisons de sécurité, a déclaré le manager général de la formation Total Direct Energie, qui sera au départ de la Grande Boucle en 2020.

Bernaudeau : "Une immense joie et une immense tâche"


"Thibaut Pinot et Julian Alaphilippe ont restauré la noblesse de notre sport"

"C’est un faux problème. Quand William Bonnet a chuté sur la route vers Huy pendant le Tour, c’était parce que tout le monde parlait par radio pour dire de se placer avant un virage à gauche. Il y a eu de l’hystérie dans le peloton. Les radios ont provoqué la chute au lieu de l’empêcher". Le patron de l'écurie française s'est également exprimé sur sa vision d'une belle course.  Jean-René Bernaudeau a pris Thibaut Pinot et Julian Alaphilippe en exemple. "Alaphilippe rend les courses imprévisibles, moins contrôlables," a-t-il dit. "C’est ce qui m’inspire et c’est ce que je veux que mon équipe fasse. Thibaut Pinot et Julian Alaphilippe ont restauré la noblesse de notre sport. On ne peut pas laisser ça disparaître à nouveau".


Jean-René Bernaudeau : "Une immense joie... et une immense tâche"

Au terme d'une saison 2019 très intense, la formation Total Direct Energie a terminé meilleure équipe Continental Pro au classement UCI. Avec le nouveau règlement mis en place, cela lui permet donc de recevoir une invitation (qu'elle peut refuser) sur toutes les courses World Tour en 2020 : le Tour de France bien sûr, mais aussi le Giro, la Vuelta, les cinq Monuments etc... de quoi ravir Jean-René Bernaudeau, le patron de l'équipe française, qui avait accepté il y a quelques jours de répondre aux questions de Cyclism'Actu.

 

Jean-René, votre équipe sera invitée sur toutes les courses World Tour l'an prochain. Vous êtes soulagé ?

C'est une sorte de Graal qui un peu disproportionné. L'enjeu est important, on a gagné, c'est bien, mais ça arrive le 22 octobre. On nous offre la possibilité d'avoir un programme très, très valorisant pour une équipe comme la notre, on est très heureux. Maintenant, est-ce qu'on pourra faire le programme qu'on veut ? Avec l'équipe qu'on a il faut quand même qu'on réfléchisse à ce qui est possible et à ce qui ne l'est pas. Donc c'est une immense joie, mais il y a aussi une immense tâche qui nous incombe demain, celle d'être la première équipe depuis ce réglement à avoir la possibilité d'être comme une World Tour sans l'obligation de courir. Après, la situation en 2020 sera très confortable, c'est évident.

 

Qu'est-ce que ça change par rapport aux années précédentes, de déjà savoir par exemple que vous ferez le Tour de France ?

Ça ne change pas grand chose. Les équipes World Tour partent pour trois ans et nous pour un an seulement, donc le match recommence dès l'an prochain pour être encore la meilleure équipe de deuxième division. Il y aura le confort de travailler sereinement sur les objectifs en optimisant le programme, dès décembre on pourra annoncer aux coureurs quelles seront les courses qu'on va faire, c'est vraiment le côté très, très agréable.

 

Jusque-là, vous avez été assez discret sur le recrutement, même si vous avez engagé des coureurs comme Lorrenzo Manzin ou Juien Simon. Faut-il s'attendre à de nouvelles arrivées avant la fin de l'année ?

La ligne d'arrivée a été faite le 22 octobre, on ne peut pas changer cette règle. On ne pouvait pas recruter avant le 22 octobre ne sachant pas si on allait être premier, donc on a été très prudent dans le recrutement. Aujourd'hui il est évident que le mercato est à peu près fini, il reste très peu de coureurs sur le marché. On est très, très heureux d'être premier, mais on ne l'a su que le 22 octobre. C'est un peu paradoxal d'avoir une récompense comme celle-ci, qui est méritée, mais de se retrouver à une date où c'est compliqué à gérer, même si c'est le réglement qui veut ça. Mais il ne fallait pas être deuxième.

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Publié le par Caroline BARDOT

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