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Route - Après Bouhanni, 'le malaise' de Hofstetter chez Cofidis Photo : Sirotti / @Cofidis

Route - Après Bouhanni, "le malaise" de Hofstetter chez Cofidis

Après Nacer Bouhanni et son "mal-être" dans l'équipe Cofidis à cause "d'une absence de communication avec son manager général Cédric Vasseur", c'est au tour de Hugo Hofstetter de nous faire part de "son malaise". Tout comme Nacer Bouhanni, l'Alsacien de 25 ans va quitter Cofidis à la fin de saison. Il se livre auprès de Cyclism'Actu, exprimant toute sa déception de ne pas disputer le Tour de France qui va passer sur ses terres d'entrainement en Alsace et son souhait de "passer à autre chose pour pouvoir se concentrer sur ses performances." Il y aurait-il un problème Cédric Vasseur au sein de l'équipe Cofidis ? Selon nos informations d'autres coureurs, mécanos... se plaindraient aussi  "d'une absence de communication avec leur manager général."

Hugo Hofstetter va quitter Cofidis à cause de Cédric Vasseur

 

Hugo, vous n'êtes pas sélectionné pour le Tour de France, c'est forcément une déception ?

Oui, très grande, très profonde puisque je m'étais préparé, j'avais fait un excellent début de saison. J'avais prouvé que je pouvais performer en WorldTour au Tour de Catalogne, en passant les étapes de montagne et en disputant une sixième place au sprint l'avant-dernier jour. Grosse performance à Roubaix où j'arrive pour la 14e place et aussi à Francfort où je fais cinquième derrière de gros sprinteurs, sur une épreuve WorldTour très relevée. J'ai prouvé que j'avais le niveau, je me suis très bien préparé, j'étais en forme tout le début du mois de juin, en Mayenne et en Hongrie. J'ai fait tout ce que je pouvais. En Mayenne, j'ai roulé, j'ai pris une deuxième place au sprint, je suis allé dans l'échappée le dernier jour. J'ai fait pareil au Tour de Hongrie, j'ai fait des performances, j'ai placé des mecs au pied des cols. J'ai essayé de faire ce qu'on me demandait de faire au mieux. Physiquement, j'étais vraiment au top, j'avais perdu presque 4 kilos donc je m'étais beaucoup investi. Apprendre la non-sélection, c'était dur à vivre et à encaisser par rapport à toute ma famille, qui souhaitait venir me voir sur les routes du Tour.

 

"Avec Cédric, il n'y a pas de communication, c'est ça le problème... !"

Nacer Bouhanni nous a fait part de son mal-être très récemment. Il y a un problème Cédric Vasseur ?

Oui, plus ou moins. Je ne sais pas si on peut dire ça parce qu'à chaque fois que je vois Cédric en personne, ça se passe plutôt bien mais on échange, très peu mais ça va. Mais c'est vrai qu'avec Cédric, il n'y a pas de communication, c'est ça le problème. Je le vois très peu. Avant les Championnats de France, je l'ai vu juste cinq minutes à Roubaix la veille et sinon, je l'ai eu une fois au téléphone pour me dire qu'il m'envoyait un recommandé à la maison. La communication est inexistante, il n'y a pas d'échange en fait. Là aussi pour le Tour de France, j'ai juste eu un message pour me dire bon rétablissement par rapport à ma chute et que ma reprise de course était fin juillet. C'était un peu la manière de me dire que je n'étais pas au Tour de France. C'est regrettable car je ne me sens plus bien, même moralement, j'ai eu du mal ces derniers temps. Il y a une sorte de malaise.

 

Nacer Bouhanni parle de harcèlement. Le mot est fort, est-ce que vous pensez la même chose ?

A titre d'exemple, j'ai eu deux recommandés à la maison depuis la début de saison. Je ne dis pas que je me sens harcelé mais des fois, on se sent un peu épié. Tout est regardé, les réseaux sociaux... On a l'impression qu'il ne faut pas faire un seul faux pas. J'ai parfois eu l'impression d'être pris à parti, j'avais l'impression que ce n'était que moi. Quand je recevais un recommandé parce que je n'ai pas les bonnes chaussettes, parce qu'il me manquait une plaquette sur mon casque... Je fais mon job à 100%, je vais m'entraîner dur, je fais des sacrifices... Tout le monde en fait mais quand on essaie de tout faire au mieux pour la performance et qu'on reçoit un recommandé à la maison pour une plaquette sur un casque, ça m'atteint un petit peu.

 

Vous serez toujours chez Cofidis en 2020 ?

C'est un sujet compliqué. Je préfère rester un peu vague. C'est sûr que ce n'est pas tout beau tout rose, j'ai dû faire des choix, c'était très compliqué pour moi, surtout ces deux dernières semaines. Il y a eu des choses comme un coup de fil de Thierry Vittu qui m'a beaucoup touché, j'ai dû longuement réfléchir. D'ailleurs, je remercie encore très sincèrement car je sais qu'il m'apprécie beaucoup et c'est réciproque. Il y a beaucoup de choses très positives entre lui et moi, je tiens vraiment à le remercier, et également Cofidis pour m'avoir donné ma chance dans le vélo. Maintenant, je dois faire un choix et ç'a n'a pas été facile ces derniers temps, psychologiquement, de rester concentré sur le vélo. Quand on est sur le vélo et qu'on pense, on n'est pas à 100% focalisé sur l'objectif. On se demande sans cesse : est-ce que je vais faire le Tour ? Pour moi, c'est regrettable d'avoir été dans une situation comme ça. Malgré ça, j'ai réussi à être en super condition aux Championnats de France, même si je chute dans le final.

 

Je vais quitter Cofidis... ce sera une petite libération ! 

Vous savez où vous serez l'an prochain ?

J'ai eu des coups de fil de différents managers, j'ai eu beaucoup de propositions pour l'année prochaine. J'ai déjà eu des propositions avant Paris-Roubaix. Après Roubaix, j'avais le choix entre trois WorldTour et quatre Conti Pro, dont Cofidis. J'ai eu des propositions très concrètes et sincères juste après Paris-Roubaix, j'ai eu deux managers au téléphone, l'un d'eux me propose des choses très concrètes pour l'année prochaine, qui me témoigne de l'estime. Quand j'ai eu Thierry Vittu au téléphone, ce que je lui ai reproché, c'est que je sais que lui m'estime vraiment, il sait ce que je vaut, et le coup de fil du manager que j'ai eu, c'est quelqu'un qui m'estime, qui sait ce que je vaut aussi, qui me prend au sérieux et à ma juste valeur. Quand on a des coups de fil comme ça, on peut réussir à faire un choix plus facilement. Je sais que Daniel (Baal) m'apprécie beaucoup, je l'apprécie beaucoup lui aussi. L'année dernière, il est venu à une réception que j'ai tenue pour ma Coupe de France, c'est un très beau geste. Ça me fait de la peine, c'est Cofidis qui m'a donné ma chance mais malgré tout, je pense que j'ai besoin d'évoluer dans le positif et pas de m'entraîner en pensant aux choses négatives, me concentrer sur ma performance.

 

Vous avez déjà signé avec votre future équipe ?

Oui, j'ai eu un coup de fil de Thierry entre la Mayenne et la Hongrie qui a remis tout ça en question, je voulais respecter le fait que Cofidis m'avait donné ma chance. Mais après, il faut peser le pour et le contre. Ce que je peux dire, c'est que ce sera officiel à partir du 1er août, quand le marché des transferts sera ouvert. Ce sera une petite libération aussi.

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Publié le par Cyclism'Actu

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