Paris-Roubaix
Paris-Roubaix - Il y a trois ans, Tom Boonen disait adieu au vélo Photo : Sirotti

Paris-Roubaix - Il y a trois ans, Tom Boonen disait adieu au vélo

Le 9 avril 2017, un très grand Monsieur de l’histoire du cyclisme tirait sa révérence. Après plus de quinze années d’une fructueuse carrière, Tom Boonen disait au revoir à la petite reine. Et quel endroit plus symbolique pour lui que de finir sur Paris-Roubaix, l’une des deux courses – avec le Tour des Flandres – qui ont fait sa renommée internationale. Trois ans plus tard, Cyclism’Actu vous propose de revivre les ultimes moments de la carrière sportive de Tommeke.

Les mots de Tom Boonen avant l'ultime course de sa carrière

 

L’avant-course

Quadruple vainqueur de l'Enfer du Nord, le Belge vise un cinquième pavé en cette année 2017, ce qui en ferait le recordman absolu du nombre de victoires sur l'épreuve. Deuxième pour quelques centimètres derrière Mathew Hayman en 2016, le natif de Mol n'est plus qu'à 257 kilomètres de la fin. Et peut-être au bout, une énième victoire qui le ferait encore rentrer davantage dans l'histoire du cyclisme.

"Je suis capable de gagner, mais beaucoup de coureurs sont capables de remporter Paris-Roubaix. Les circonstances sont très particulières, tout le monde les connaît, c’est mon dernier Roubaix et on me surveillera encore plus que les autres années. Je suis calme, je suis relax et j’essayerai de faire le maximum […] Paris-Roubaix est la plus belle course du monde. C’est une course très particulière et qui, normalement, sacre le coureur le plus fort", racontait le coureur de Quick Step-Floors la veille de la course.

Quelques jours avant d’arriver sur les lieux de sa dernière course, Tom Boonen s’était déjà confié en toute tranquillité devant les journalistes, avouant qu’il avait pensé à un scénario idéal pour ses derniers kilomètres sur un vélo. "Dans mon rêve, après une course très, très dure, je gagne au sprint face à deux ou trois coureurs sur le vélodrome. Mais ça, c'est un rêve."

 

L’hommage du peloton

De dix ans le cadet de Boonen, Peter Sagan a grandi avec les exploits du Belge, ce qu’il n’avait pas manqué de souligner avant cette 115e édition de l’Enfer du Nord. "Tom Boonen était mon coureur préféré quand j'avais 16 ans. Je le regardais sur le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. C'était vraiment mon idole, et maintenant je fais le même sport et le même travail que lui. Je suppose qu'on se ressemble sur beaucoup de choses. C’est encore plus spécial de courir contre lui. Ce sera à moi d'être spécial une fois qu'il ne sera plus là. C'est un grand coureur et un grand homme. Il nous manquera."

Manager général à l’époque de la Cofidis, Yvon Sanquer avait également rendu un vibrant hommage au coureur belge. "Tom Boonen va laisser la marque des grands champions. Son nombre de victoires sur les grandes classiques fait rêver. Être capable de maîtriser à maintes et maintes reprises une épreuve comme Paris-Roubaix par exemple, c’est vraiment la marque des très grands. C’est donc un immense champion qui va se retirer."

 

Une 13e place pour finir… et un vibrant hommage !

Protagoniste de sa dernière course, Tom Boonen, très actif, n’aura malgré tout pas réussi à se présenter pour la victoire sur le vélodrome de Roubaix. Membre du groupe de chasse derrière les cinq hommes de tête, le coureur âgé alors de 37 ans avait finalement échoué au treizième rang, sans aucun regret. "J'ai été acclamé toute la journée, c'est une sensation encore plus spéciale que d'habitude. Jusqu'à très tard dans la course, j'ai cru pouvoir gagner. Malheureusement, l'attitude de Degenkolb m'a pénalisé. John s'est focalisé sur ma roue et a couru de manière assez lâche. Moi, j'ai fait la course toute la journée, en tentant de dynamiter le peloton. Ce sont les circonstances de courses qui ont décidé. Je raccroche le vélo sans aucun regret."

 

Trois semaines plus tard, Tom Boonen avait été célébré en grande pompe à Mol, sa ville natale, par près de 17 000 personnes. Entouré pour son jubilé de quelques collègues prestigieux – Peter Sagan, Philippe Gilbert, Johan Museeuw, Erik Zabel… - le neo-retraité d’alors en avait pris plein les yeux, comme il l’avait expliqué auprès de la RTBF. "Cela m'a fait bizarre quand j'ai réalisé que c'était mes derniers kilomètres. Un chapitre de ma vie s'est terminé, un très gros chapitre. Après Paris-Roubaix, je ne m'en rendais pas vraiment compte mais aujourd'hui bien. J'étais serein et détendu, je me suis vraiment amusé, surtout devant un public si enthousiaste. Les applaudissements m'ont fait chaud au cœur, c'était vraiment impressionnant."

 

En un peu plus de quinze ans de carrière, Tom Boonen, c’est 121 victoires dont 4 Paris-Roubaix (2005, 2008, 2009 et 2012), 3 Tours des Flandres (2005, 2006 et 2012), un titre de champion du monde (2005), 3 Gand-Wevelgem (2004, 2011 et 2012), 2 titres de champion de Belgique (2009 et 2012), 6 étapes du Tour de France (et un maillot vert en 2007) et 2 étapes du Tour d’Espagne.

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Publié le par Cyclism'Actu

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