Mondiaux
Mondiaux - Voeckler : «Mon problème principal ? Définir les rôles» Photo : Sirotti

Mondiaux - Voeckler : «Mon problème principal ? Définir les rôles»

Quelques jours après avoir reconnu le parcours des prochains Championnats du monde d'Aigle-Martigny (20-27 septembre), Thomas Voeckler, le sélectionneur de l'équipe de France, s'est confié au journal L'Equipe sur ce rendez-vous très important pour le clan tricolore. Disposant de coureurs comme Julian Alaphilippe, Romain Bardet et Thibaut Pinot, tous les trois capables de briller sur le circuit très difficile tracé en Suisse, Thomas Voeckler a déjà une bonne idée de sa future composition d'équipe. Même si les derniers jours ont quelque peu modifié sa façon de voir les choses...

Romain Bardet sera l'un des favoris des Mondiaux 2020

"La reconnaissance m'a fait réfléchir sur un ou deux coureurs, mais le parcours reste destiné aux grimpeurs, ou à un puncheur selon le déroulement de la course. On a bien sûr les têtes d'affiche qui se détachent : Thibaut Pinot, Romain Bardet, Julian Alaphilippe. Mais ça a été une année si particulière que je veux attendre de voir quel sera leur niveau de forme. J'attends aussi de voir si un coureur comme David Gaudu ne peut pas atteindre le niveau des trois autres d'ici là", détaille le patron des Bleus.

 

"Je suis très heureux que le Tour de France 2021 soit avancé"

Insistant sur l'importance de construire un collectif avant tout, Thomas Voeckler sera donc très attentif sur les comportements de chacun lors des prochaines semaines. "Je compte bien me servir du mois d'août et de début septembre pour rassembler des éléments tangibles afin de bâtir ma sélection, définir les rôles, les faire fonctionner ensemble. Ça sera mon problème principal." Outre les Mondiaux, l'ancien maillot jaune du Tour de France a également évoqué son soulagement après avoir appris que la Grande Boucle 2021 serait avancée d'une semaine et qu'elle ne serait donc pas en concurrence directe avec la course en ligne des Jeux olympiques de Tokyo.

"Je suis très heureux. Pour être honnête, je ne voyais pas comment les choses pouvaient rester en l'état. C'était inimaginable que la course des JO, destinée aux meilleurs grimpeurs du monde, se dispute la veille de l'arrivée du Tour de France, qui attire lui aussi les meilleurs grimpeurs du monde. Cela aurait été un non-sens", conclut-il.

contraint de revoir ses plans.

Le sélectionneur national, Thomas Voeckler. (F. Faugère/L'Équipe)
Le sélectionneur national, Thomas Voeckler. (F. Faugère/L'Équipe)

« Comment avez-vous accueilli la décision de l'UCI d'avancer le départ du Tour 2021 d'une semaine (26 juin-18 juillet),afin que les coureurs puissent aussi s'aligner sur la course en ligne des Jeux (le 24 juillet) ?
Je suis très heureux. Pour être honnête, je ne voyais pas comment les choses pouvaient rester en l'état. C'était inimaginable que la course des JO, destinée aux meilleurs grimpeurs du monde, se dispute la veille de l'arrivée du Tour de France, qui attire lui aussi les meilleurs grimpeurs du monde. Cela aurait été un non-sens.

Tout le monde en aurait pâti...
On aurait eu une course olympique au rabais car les sponsors, en manque d'exposition après 2020, n'auraient pas accordé le droit aux meilleurs grimpeurs de ne pas faire le Tour ou de l'abandonner à dix jours du terme pour faire les Jeux. Copenhague (qui aurait dû accueillir le grand départ du Tour 2021) aurait été perdante car elle accueille trois matches de poule et un huitième de finale d'Euro de foot à la même période : ça aurait été très compliqué pour elle au niveau logistique et sécuritaire. Et le Tour de France en aurait pâti aussi car certains coureurs auraient sans doute fait le choix des Jeux.

Avez-vous évoqué ce problème avec vos leaders ?
Non, cela aurait été inapproprié et inopportun. Certains sont en train de changer d'équipe, tous sont concentrés sur la deuxième partie de saison inédite qui les attend... Cette période particulière m'a enseigné à prendre du recul et à ne pas me faire de films.

« Deux mois, ça laisse le temps de prendre du recul, de corriger les possibles tensions »

 

 

Comment avez-vous vécu ces derniers mois ? Vous avez dû revoir tous vos plans...
Tout est tombé à l'eau. On a chiffonné la feuille et on l'a foutue à la poubelle. J'ai essayé de me dire qu'il y avait toujours plus grave, mais c'est frustrant. Les Jeux Olympiques étaient dans la tête de nos leaders, je le sais, ils me le disaient. Et au niveau logistique, je pense qu'on avait pris de l'avance sur nos adversaires. On avait pris nos dispositions au niveau du transport (un avion en classe affaires dès le dimanche soir du Tour), du matériel, de l'hôtel sur place, des reconnaissances dans la semaine qui précède... Tout cela sera peut-être remis en cause l'année prochaine. On n'a aucune garantie de reproduire ce même schéma aussi bien.

Comme les Mondiaux cette année, la course en ligne des Jeux aura donc lieu dans la foulée du Tour de France : est-ce pénalisant ?
Physiquement, ça ne m'inquiète pas. Ce n'est certes pas dans les capacités de tout le monde, mais un gars comme Thibaut Pinot, on sait qu'il est capable de faire un grand Tour et d'être performant le dimanche suivant. Le plus problématique d'après moi, c'est qu'en une semaine, l'esprit collectif est plus difficile à construire. Les coureurs qui se retrouvent en équipe de France sont pour la plupart adversaires le reste de l'année, et ce n'est pas anecdotique. Deux mois, ça laisse le temps de prendre du recul, de corriger les possibles tensions. Après une semaine, la rivalité est encore fraîche et c'est plus compliqué d'avoir un collectif rodé à 100 %.

Dans votre esprit, la sélection pour les Mondiaux est-elle déjà établie ?
La reconnaissance m'a fait réfléchir sur un ou deux coureurs, 
mais le parcours reste destiné aux grimpeurs, ou à un puncheur selon le déroulement de la course. On a bien sûr les têtes d'affiche qui se détachent : Thibaut Pinot, Romain Bardet, Julian Alaphilippe. Mais ça a été une année si particulière que je veux attendre de voir quel sera leur niveau de forme. J'attends aussi de voir si un coureur comme David Gaudu ne peut pas atteindre le niveau des trois autres d'ici là.La reconnaissance m'a fait réfléchir sur un ou deux coureurs, mais le parcours reste destiné aux grimpeurs, ou à un puncheur selon le déroulement de la course. On a bien sûr les têtes d'affiche qui se détachent : Thibaut Pinot, Romain Bardet, Julian Alaphilippe. Mais ça a été une année si particulière que je veux attendre de voir quel sera leur niveau de forme. J'attends aussi de voir si un coureur comme David Gaudu ne peut pas atteindre le niveau des trois autres d'ici là.

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 

Publié le par Nicolas GAUTHIER

Vos pronostics et vos paris cyclistes c'est ici

Ces pronostics sont donnés à titre indicatif. Vous ne saurez engager la responsabilité de l'auteur quant aux résultats des courses. Les cotes sont susceptibles de changer jusqu'au départ. «  Jouer comporte des risques : endettement, dépendance… Appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé) »

Publicité



News

Transferts

Publicité

Sondage

Quel coureur va remporter Milan-San Remo le 8 août ?



















Publicité

Partenaires

Publicité