Mondiaux
Mondiaux  - Alaphilippe, Sagan, Van der Poel... : les favoris ? Photo : Sirotti

Mondiaux - Alaphilippe, Sagan, Van der Poel... : les favoris ?

De nombreux coureurs peuvent prétendre au titre de champion du monde cette année. Ils se donneront rendez-vous dimanche dans le Yorkshire pour 261 kilomètres d’efforts sur des routes vallonnées et accidentées. Julian Alaphilippe, Philippe Gilbert, Mathieu van der Poel, Peter Sagan, Michael Matthews ou encore Alejandro Valverde, le tenant du titre, sont les plus cités pour s’imposer. Tour d’horizon des candidats au maillot arc-en-ciel.

Vidéo - Les Mondiaux selon l'ancien sélectionneur Cyrille Guimard

 

La France une nouvelle fois derrière Julian Alaphilippe  

Il l’est l’un des favoris. L’année dernière, Julian Alaphilippe a changé de dimension en remportant La Flèche Wallonne et le classement de la montagne sur le Tour de France. En 2019, il est parvenu à conserver son titre à Huy devant son meilleur ennemi du printemps, Jakob Fuglsang. Cet été, il a fait vibrer toute une nation en enlevant deux étapes de la Grande Boucle, et de quelle manière. Il a d’abord fait parler son punch pour prendre le maillot jaune dès la troisième étape et le conserver sur le contre-la-montre disputé autour de Pau. Une épreuve spécifique où il était censé céder du temps. Il a fait mentir les observateurs. La France entière était derrière lui avant qu’il ne perde son leadership à deux jours de l’arrivée à Paris. Le maillot arc-en-ciel bouclerait la boucle d’une année déjà réussie. D’autant plus que toute l’équipe, composée par Thomas Voeckler, est derrière lui, à l’inverse des Mondiaux d’Innsbruck où la France pouvait également miser sur Romain Bardet et Thibaut Pinot

La sélection de l’équipe de France : Julian Alaphilippe, Tony Gallopin, Julien Bernard, Christophe Laporte, Anthony Roux, Rémi Cavagna, Benoît Cosnefroy et Florian Sénéchal 

 

La dream team belge 

Philippe Gilbert, Greg Van Avermaet et Remco Evenepoel, les trois dans la même équipe, un rêve pour les suiveurs. Ils ont évidemment de grandes chances de ramener le maillot en Belgique. Philippe Gilbert connaît déjà le bonheur d’être champion du monde. Il l’a été en 2012 à Valkenburg. À 37 ans, il voit encore une chance de s’imposer. Et son âge n’est pas un handicap. Le vétéran sort de La Vuelta avec deux succès d’étape. Le dernier à Guadalajara, obtenu à la pédale après avoir fait exploser le peloton, doit servir d’enseignements au regard du parcours des Mondiaux. Le vainqueur de Paris-Roubaix a devancé un homme qu’il ne faudra pas oublier pendant la course, l'Irlandais Sam Bennett. À noter que Gilbert compte 10 participations à la course en ligne des Mondiaux pour une victoire et cinq Top 10. L’autre leader de l’équipe ne compte jamais ses efforts. Greg Van Avermaet a peaufiné sa préparation en remportant le GP de Montréal à la mi-septembre. Il en était l’un des favoris. Il n’a pas déçu. Le Flamand a suivi les bons coups et a surgi à 100 mètres du but pour battre Diego Ulissi. Le troisième des Mousquetaires belges a 19 ans et il ne disputera pas la course réservée aux espoirs. Remco Evenepoel crée la sensation à chacune de ses sorties. Vainqueur de la Clasica San Sebastian et champion d'Europe du contre-la-montre, le prodige ne sera pas d’un petit soutien pour ses pairs. 

La sélection belge : Philippe Gilbert, Greg Van Avermaet, Remco Evenepoel, Dylan Teuns, Oliver Naesen, Tim Declerq, Tim Wellens et Yves Lampaert

 

Une médaille de plus pour Mathieu van der Poel ?

Parmi tous les favoris, il est celui qui a le moins de jours en compétition (ndlr : sur route). Et pourtant, c’est l’un des plus cités pour s’imposer à Harrogate. Le multi-terrain Mathieu van der Poel est redoutable. Cette année, il a levé les bras à au moins une reprise sur chacune des courses par étapes qu’il a disputées. S’offrant le respect du peloton. En avril, il a profité de la non-entente du duo Alaphilippe-Fuglsang pour remporter, en boulet de canon, l’Amstel Gold Race, sa plus grande victoire sur route. "La pression ? Je ne connais pas vraiment ! J'ai toujours eu la pression. Je suis réaliste, j'ai une chance de gagner les Mondiaux mais j'ai plus de chances de perdre que de gagner, beaucoup de gars peuvent s’imposer", a expliqué Mathieu van der Poel au micro de La Chaîne L’Équipe après la dernière étape du Tour de Grande-Bretagne. Une épreuve qu’il a récemment dominée. Le Néerlandais s’est notamment illustré de très belle manière sur une arrivée pour puncheurs où il a, là encore, déboulé plein gaz. La seule interrogation pour l’habitué des efforts courts mais intenses en cyclo-cross, pourrait être la distance approchant des 300 kilomètres. Encore que, le coureur de la Corendon-Circus a prouvé qu’il tenait le coup sur le Tour des Flandres (267 km). Pour sa dernière course de préparation, il a animé la Primus Classic (197 km). Après l’arrivée, pas de repos. Van der Poel a fait 100 bornes de plus, pour s’habituer au kilométrage attendu le Jour-J. 

La sélection néerlandaise : Mathieu van der Poel, Bauke Mollema, Niki Terpstra, Mike Teunissen, Sebastian Langeveld, Pieter Weening, Jos van Emden et Dylan van Baarle 

 

Peter Sagan veut récupérer le trône 

Si Mathieu van der Poel dispute les Mondiaux pour la première fois, Peter Sagan n'en est pas à son coup d'essai. En Autriche, il savait qu’il allait perdre son maillot arc-en-ciel. Cette saison, le Slovaque espère le reprendre. Sur un parcours qui lui convient beaucoup plus que celui d’Innsbruck, le triple champion du monde aura une grande opportunité de succéder à Alejandro Valverde. Pour se préparer au mieux, il a décidé de se construire un programme de courses assez réduit afin d'arriver le plus frais possible sur l'échéance mondiale. Un peu moins tranchant au mois d’avril, il a quand même battu des records en été en remportant un 7e maillot vert sur le Tour - contre 6 pour Erik Zabel. Au Canada, sur le GP de Québec, il a terminé deuxième derrière, ce jour-là, l’imbattable Michael Matthews. Deux jours plus tard à Montréal, le coureur originaire de Zilina s’est montré costaud en ramenant le groupe de poursuivants sur le duo Cosnefroy-Alaphilippe, permettant, en quelque sorte, la victoire de Greg Van Avermaet

La sélection slovaque : Peter Sagan, Erik Baska, Jan Andrej Cully et Juraj Sagan


Michael Matthews, 10 ans après Cadel Evans ? 

L’Australien a lui aussi choisi le Canada. Il ne compte que trois victoires cette saison mais il est monté en puissance de l’autre côté de l’Atlantique en remportant le GP de Québec dont il était le tenant du titre. Comme le prouve certaines de ses victoires, notamment sur le Tour de France, Michael Matthews fait partie de ces coureurs capable de passer les bosses, et de faire mieux encore, s’imposer parfois devant les tous meilleurs puncheurs. Dans la sélection australienne, il pourra notamment compter sur Simon Clarke. Ce dernier a fini deuxième de l’Amstel cette année et a pris la troisième place de la fameuse étape remportée par Mathieu van der Poel sur le Tour de Grande-Bretagne

La sélection autralienne : Michael Matthews, Simon Clarke, Rohan Dennis, Mitchell Docker, Luke Durbridge, Nathan Haas, Jack Haig et Rory Sutherland

Alejandro Valverde, encore ?  

À la hauteur sur La Vuelta, Alejandro Valverde a pour la dernière fois hissé le maillot arc-en-ciel au sommet. Au printemps, il lui a fait honneur en disputant le Tour des Flandres (267 km) pour la première fois de sa carrière. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas été ridicule, en atteste sa 8e place. Un peu moins incisif sur les classiques ardennaises, Valverde s’est vite rattrapé dès la Route de l’Occitanie, dernière course par étapes avant les championnats nationaux et le Tour de France. Sur la Grande Boucle, il s’est mué en parfait coéquipier tout en accrochant le Top 10 (9e). Enfin sur La Vuelta, il a un peu plus joué sa carte personnelle, se sentant peut-être très en forme. Le Murcien a remporté une étape avant de se classer deuxième dès la 10e étape. Avec 8 coéquipiers pour l’épauler au Yorkshire, il risque de ne pas laisser filer son titre aussi facilement. 

La sélection de l'équipe d'Espagne : Alejando Valverde, Imanol Ervitti, Ivan Garcia Cortina, Gorka Izagirre, Ion Izagirre, José Joaquin Rojas, Luis Leon Sanchez et Marc Soler

 

Le duo Pogacar - Roglic  

Éblouissant. Il a été éblouissant. Alors que Valverde signait son 7e podium sur La Vuelta, Tadej Pogacar disputait son premier Grand Tour. Le vainqueur du Tour de l’Avenir 2018 a réalisé un sacré numéro en s’imposant à trois reprises. À 21 ans, il se paye même le luxe de prendre la troisième place du classement général final derrière le natif de Murcie et son compatriote Primoz Roglic. À eux seuls, ils ont remporté cinq courses par étapes majeures cette année (UAE-Tour, Tirreno-Adriatico, Tour de Romandie pour Roglic - Tour d’Algarve et Tour de Californie pour Pogacar). Les Slovènes ont affiché une complicité sur La Vuelta. Ces deux coureurs atypiques et bourrés de talent se retrouveront sous les mêmes couleurs cette fois-ci. Bons rouleurs et bon grimpeurs, ils peuvent, pourquoi pas, trouver un terrain à leur convenance au Yorkshire. Ils ont carte blanche.

La sélection slovène : Primoz Roglic, Tadej Pogacar, Matej Mohoric, Luka Pibernik, David Per, Grega Bole, Jan Tratnik et Jan Polanc

 

La classe et l’offensive à l’italienne 

À l’image de Michael Matthews, Matteo Trentin fait partie des outsiders les plus redoutables. Une semaine jour pour jour avant le Mondial, l’Italien s’est imposé sur le Trofeo Matteotti. Une épreuve sur un circuit accidenté de 15 kilomètres autour de Pescara, l’entraînement idéal en vue du final d’Harrogate. Déjà avec le maillot bleu de l’Italie pour l’occasion, le sprinteur-puncheur est allé chercher la victoire après s’être échappé. Plus tôt dans le mois, il avait réussi à enlever une étape sur le Tour de Grande-Bretagne, duquel il a fini deuxième au général. L’ancien champion d’Europe est offensif et n’a pas peur de tenter des coups de loin. Sur le Tour, il avait attendu la 17e étape pour monter sur la plus haute marche du podium, et de quelle manière.

La sélection italienne : Matteo Trentin, Davide Ballerini, Alberto Bettiol, Davide Cimolai, Fabio Felline, Davide Formolo et Gianni Moscon

 

Alexey Lutsenko en grande forme

Le champion du Kazakhstan est certainement l’un de ceux qui affichent la meilleure forme. Le coureur de la formation Astana a lui aussi choisi l’Italie en préparation du Mondial. Leader incontestable dans son équipe nationale, il s’est véritablement baladé sur la Coppa Sabatini puis le Memorial Marco Pantani, prenant ainsi sa revanche après une 2e place sur la Coppa Agostoni quelques jours auparavant. Régulier et excellent coéquipier modèle, désormais, Alexey Lutsenko a les moyens d’aller chercher un deuxième maillot de champion du monde après celui obtenu en 2012 chez les Espoirs. 

La sélection kazakhe : Zhandos Bizhigitov, Yevgeny Gidich, Dmitry Gruzdev, Alexey Lutsenko et Yuriy Natarov

 

À lire aussi :

Mondiaux - Andy Schleck : "Van der Poel est l'homme à battre"

Mondiaux - Le tracé de la course en ligne dans le Yorkshire

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 

Publié le par Caroline BARDOT

Vos pronostics et vos paris cyclistes c'est ici

Ces pronostics sont donnés à titre indicatif. Vous ne saurez engager la responsabilité de l'auteur quant aux résultats des courses. Les cotes sont susceptibles de changer jusqu'au départ. «  Jouer comporte des risques : endettement, dépendance… Appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé) »

Publicité



News

Transferts

Publicité

Sondage

Que retenez-vous de ce 107e Tour de France ?















Publicité

Partenaires

Publicité