Milan-San Remo
Milan-San Remo - Vasseur :« Six coureurs ? Tout le cyclisme y perd» Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Milan-San Remo - Vasseur :« Six coureurs ? Tout le cyclisme y perd»

La décision des organisateurs de Milan-San Remo (8 août) – après avoir reçu l’aval de l’UCI – de réduire le nombre de coureurs par équipe de sept à six pour inclure les formations italiennes Androni Giocattoli-Sidermec et Bardiani-CSF-Faizanè, fait vivement réagir les directeurs sportifs. Après Richard Plugge, manager général de la Jumbo-Visma, et Patrick Lefevere, patron de la Deceuninck-Quick Step, c’est au tour de Cédric Vasseur d’exprimer sa déception au micro de la RTBF. "C’est évidemment une très mauvaise nouvelle. J’ai été surpris hier en l’apprenant par mail à 19 heures", fait savoir le directeur général de l’équipe Cofidis

Vidéo - Cédric Vasseur au micro de Cyclism'Actu en mai 2020

 

"Un manque de respect envers le cyclisme et son histoire"

Vingt-sept équipes devraient être au départ d'une Primavera qui a de plus connu une modification drastique de son parcours - à l'exception des quarante derniers kilomètres - après le refus des villes côtières d’accueillir le peloton. Si cette décision est acceptable selon Cédric Vasseur, celle d’une course avec des équipes réduites ne passe pas. "À la rigueur, que le parcours soit modifié, c’est compréhensible au vu des difficultés rencontrées par certaines villes qui étaient opposées à la course. Par contre, oser toucher à un monument en diminuant le nombre de coureurs autorisés à prendre le départ par équipe, moi je pense que c’est un manque de respect envers le cyclisme et son histoire. Je pense aussi que c’est considérer que le cyclisme n’est pas un sport d’équipe. Un sport d’équipe, ça véhicule des valeurs", insiste-il.

 

"On va disposer de moins de force de frappe"

Le manager général de l’équipe française, qui vise La Classicissima avec son sprinteur vedette Elia Viviani, devra retirer un élément important pour la classique la plus longue de l’année. "Apprendre aujourd’hui qu’on va disposer de moins de force de frappe sur une course qui fait quand même 300 kilomètres, c’est comme imaginer une finale de Ligue des Champions avec neuf joueurs. Pour nous, c’est évidemment une mauvaise nouvelle parce qu’on a bâti notre équipe autour d’Elia Viviani. On savait qu’avec six coureurs autour de lui ce ne serait pas facile pour jouer la gagne, mais là…", déplore-t-il.

 

"Plus on réduit les équipes, moins on a de spectacle"

La décision de RCS d’accueillir deux formations supplémentaires est un mauvais signe envoyé aux équipes qui sont en proie à des difficultés financières. "Au final, tout le cyclisme y perd. [..] Nous en tant qu’équipe on se dit que si à l’avenir toutes les courses nous demandent d’être à six au départ, pourquoi avoir 28 coureurs ? On pourrait se contenter de 23. Donc si toutes les équipes ont le même raisonnement, on pourrait avoir 50 coureurs au chômage en fin d’année. Honnêtement, je ne comprends pas cette décision", lâche-t-il.

Si l’argument de l’attractivité peut être avancé avec six coureurs par formation, l’expérimenté Cédric Vasseur n’y croit pas. "La logique voudrait simplement qu’on attende encore un peu plus pour lancer les hostilités. Plus on réduit les équipes, moins on a de spectacle. Avec sept courerurs, il faut déjà bien calculer. Des fois je me pose la question si certains ont déjà fait 300 km en course", conclut-il.

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Publié le par Jules DERENNE

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