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Le Mag Cyclism'Actu - Richard Virenque : 'Le vélo m'a tout donné' Photo : Sirotti / Cyclism'Actu

Le Mag Cyclism'Actu - Richard Virenque : "Le vélo m'a tout donné"

La Chaine L'Equipe rediffusait ce samedi la 10e étape du Tour de France 2004 remportée en solitaire par Richard Virenque à Saint-Flour pour ce qui était le dernier succès sur la Grande Boucle du septuple vainqueur du maillot à pois. À cette occasion, Cyclism'Actu vous propose de vous replonger dans les plus grands moments de la carrière du grimpeur varois. Véritable star de son sport dans les années 90 et le début des années 2000, Richard Virenque, c'est un concentré de vie et de sentiments en quinze années d'une carrière forgée grâce à une détermination hors du commun.

Quand Richard Virenque se raconte et nous racontait !

Après avoir passé ses premières années à Casablanca (Maroc), le fabuleux destin de Richard Virenque trouve sa génèse au début des années 1980 dans le Var. Songeant tout d'abord à devenir danseur puis plombier, le jeune Richard tombe amoureux à 10 ans du vélo, une passion qui ne le quittera jamais et à laquelle il dédiera toute sa vie. "On croyait qu'il était à l'école et il était en fait sur son vélo en train de s'entraîner", expliquait alors sa maman Bérangère. "Quand tous ses petits camarades allaient danser, allaient en boîte, lui restait à la maison, il astiquait son petit vélo et il partait le matin."

 

Une course pour décrocher son premier contrat pro

Défiant en duel dès son plus jeune âge son grand frère Lionel lors des sorties familiales - "le jeu de Richard était d'arriver le premier à la maison" - le futur septuple maillot à pois du Tour de France, bien décidé à faire carrière, a signé son premier contrat professionnel en 1991, sésame qu'il décrocha grâce à sa prestation lors des Championnats du monde amateurs 1990. "Le matin de la course, Marc Braillon (directeur de l'équipe RMO, ndlr) me dit que je peux passer professionnel dès le lendemain mais que ça va dépendre de la course que je vais faire. Et ça c'était à cinq minutes du départ. Ça m'a survolté", raconte un Virenque qui passa alors pro en 1991.

Et c'est en 1992 que Richard Virenque fit ses grands débuts sur le Tour de France, une course sur laquelle il allait construire sa carrière et qui fera sa légende. Maillot Jaune dès sa première participation après une échappée au long cours - alors que son objectif initial en partant à l'avant était d'être invité sur le plateau du Vélo Club présenté par Gérard Holtz ! - le grimpeur ailé, passé en 1993 sous les couleurs de la formation Festina, franchira les paliers les uns après les autres. Victorieux d'une étape sur les Tours 1994 (Luz-Ardiden) et 1995 (Cauterets) et meilleur grimpeur sur ces deux éditions, Richard Virenque devient un vrai candidat à la victoire finale en 1996.

 

Lionel Virenque : "J'ai vu Jean-Marie Leblanc pleurer en 1998"

Dominé cette année-là par le duo de l'équipe Telekom composé de Bjarne Riis et de Jan Ullrich, le chouchou des Français grimpe encore d'un échelon en 1997 - deuxième derrière Ullrich - et se présente alors sur la Grande Boucle 1998 avec un réel espoir de rafler la mise. "En juillet 98, je viens encore une fois pour gagner le Tour. En ayant fait troisième en 96 et deuxième en 97, la logique voulait qu'on le gagne." Mais c'était sans compter sur la mythique affaire Festina, point de départ d'une édition marquée par les affres du dopage et qui contraigna Jean-Marie Leblanc (que Lionel Virenque "a vu pleurer" au moment de son annonce), alors directeur de l'épreuve, à exclure Richard Virenque et ses coéquipiers après une semaine de course.

 

"J'ai expliqué aux coureurs, et avec le coeur gros naturellement, pourquoi on ne pouvait pas ne pas les exclure du Tour de France", explique celui qui a dirigé la plus grande épreuve cycliste du monde de 1989 à 2006. "Ce n'était pas facile parce qu'il s'agissait de la meilleure équipe du monde et du coureur français le plus populaire. Et le public voulait son spectacle, voulait ses idoles." Ayant pris "une grosse claque", le grimpeur français se relèvera pourtant de "cette grosse chute", ce qui lui fera même dire avec le recul que "tout ça lui a rendu service, qu'il était fort avant 1997 mais qu'il était encore plus fort après 2000."

 

Richard Virenque : "J'ai toujours fait du vélo avec cette foi et le respect de ce que je faisais"

Sans contrat après son procès et sa suspension d'un an en 2000 mais déterminé "à ne pas donner raison à ceux qui lui ont coupé la tête" et donc à redonner un nouveau souffle à sa carrière, sa victoire totalement inattendue sur Paris-Tours en 2001 lui ouvrira les portes de l'équipe de Patrick Lefevere, avec qui il terminera sa carrière en 2004 après avoir décroché trois nouvelles victoires d'étape sur le Tour de France - le Mont Ventoux en 2002, Morzine en 2003 et Saint-Flour en 2004 - et deux nouveaux maillots à pois, ce qui porta son total à sept, un record.

 

Doté de capacités physiques qui l'ont amené vers les sommets, Richard Virenque, c'est surtout une détermination et une volonté extraordinaires - "ma force, c'est que quand le physique faisait mal, j'arrivais à me mettre dans un état second pour pouvoir continuer" - ainsi qu'un amour de son sport qui ne s'est jamais démenti malgré les coups durs. "Le vélo m'a tout donné. Je l'ai toujours fait avec cette foi et le respect de ce que je faisais."

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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