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Le Mag - Alaphilippe, Pinot, Barguil... : ils ont fait l'année ! Photo : Sirotti

Le Mag - Alaphilippe, Pinot, Barguil... : ils ont fait l'année !

La saison 2019 étant désormais terminée sur le continent européen, il est désormais l’heure de faire le bilan de dix mois de compétitions faits d’exploits, de désillusions, de grandes joies mais aussi de drames. Cyclism’Actu vous propose tout d’abord de revenir sur les évènements marquants du cyclisme français en 2019. Entre les multiples numéros du phénomènal Julian Alaphilippe, les moments de détresse vécus par Thibaut Pinot ou le retour au plus haut niveau de Warren Barguil et Pauline Ferrand-Prévot, les grands moments n’ont pas manqué et cela nous amène à ne dire qu’une seule chose : vivement 2020 !

La joie de Julian Alaphilippe après le Tour de France 2019

 

Milan-San Remo : le premier Monument de Julian Alaphilippe

Il était très attendu et il n’a pas déçu ! Passé tout proche de la gagne sur plusieurs Monuments ces dernières années, Julian Alaphilippe arrivait sur la Primavera avec le couteau entre les dents et surtout un état de forme étincelant. Déjà victorieux à six reprises avant ce 23 mars 2019, le Français de la Deceuninck-Quick Step était le favori numéro un à la succession de Vincenzo Nibali.

Assumant parfaitement son statut de super candidat à la victoire, le natif de Saint-Amand-Montrond put de plus ce jour-là compter sur des équipiers de luxe pour lui ouvrir le chemin vers la victoire dans le Poggio. Calé dans les roues de Zdenek Stybar et Philippe Gilbert, Alaphilippe pouvait ainsi faire le grand ménage dans la dernière ascension du jour, ne gardant avec lui que les plus costauds de la journée. Le final ne fut ensuite que matrise et talent de la part du Français, qui régla facilement au sprint Oliver Naesen, Michal Kwiatkowski et Peter Sagan, rien que cela. Son incroyable saison 2019 était définitivement lancée.

 

 

Warren Barguil : Un maillot bleu-blanc-rouge et ça repart !

Motivé comme jamais après une saison 2018 plus que décevante, Warren Barguil attaque 2019 bille en tête. Bien décidé à laisser derrière lui des mois et des mois de galère, Wawa est en forme dès le début de la saison et fait de Paris-Nice son premier objectif de l’année. Mais patatras, la scoumoune ne veut pas se défaire du Breton, qui se fracture la deuxième cervicale lors d’une chute en début d'épreuve. De retour sur le Tour de Catalogne quelques semaines plus tard, Barguil est de nouveau victime de la poisse et se fracture l’os iliaque. Touché moralement par cette nouvelle accumulation de coups durs, le coureur d’Arkéa-Samsic va alors retrouver les sommets là où nous l’attendions le moins.

En ce dimanche 30 juin 2019, tous les regards sont tournés vers La Haye-Fouassière (Loire-Atlantique) et la course en ligne élites des Championnats de France. Sur un parcours loin d’être idéal pour le grimpeur d’Hennebont, celui-ci va pourtant croire en ses chances de victoire et prendre les risques qu’il faut pour devenir à la surprise générale champion de France. Fou de bonheur en passant la ligne, Warren Barguil repense alors à tous ses moments difficiles vécus depuis son retour en France en 2018 et s’imagine en bleu-blanc-rouge sur le Tour de France une semaine plus tard. Un Tour qu’il aura vécu en retrait du duo Thibaut PinotJulian Alaphilippe mais qui confirma son retour au premier plan - dixième du classement final - et qui nous rend encore plus impatient de le revoir à l’œuvre dans les cols en 2020.

 

Saint-Etienne : Le binôme Pinot – Alaphilippe met le feu au Tour de France 2019

Une atmosphère spéciale règne dans la caravane du Tour de France au matin cette 8ème étape de la Grande Boucle. Quelque chose de grandiose va se passer dans les rues de Saint-Etienne dans quelques heures, c'est sûr. Il est là, en embuscade, tout près de Giulio Ciccone, l’homme qui lui a pris sa tunique jaune il y a moins de 48 heures. Deuxième du général à six secondes du grimpeur italien, Julian Alaphilippe ne peut pas laisser cette occasion d’en reprendre plein les yeux et dans le cœur jusqu’à l’entrée dans les Pyrénées.

Sur un parcours en toboggan fait pour les attaquants de sa trempe, le chouchou des Français est tellement attendu que son offensive à un peu moins de 15 kilomètres de l’arrivée ne surprend personne. En revanche, la puissance et la vitesse de celle-ci scotchent littéralement les observateurs. On se dit alors que personne ne pourra revenir dans sa roue tant il semble voler sur les routes foréziennes. Et pourtant, un homme, en très grande condition lui aussi, va trouver la force de revenir dans le sillage du futur maillot jaune : Thibaut Pinot.

Dans un show à la française qui nous fait alors hérisser les poils des bras, les deux tricolores s’allient pour aller chacun chercher leur bonheur du jour, en l’occurrence le Maillot Jaune pour Alaphilippe et l’espoir de gagner le Tour de France 2019 pour Pinot. Liés à partir de cette étape de légende – chapeau Mr. Thomas De Gendt pour votre numéro -, les destins des deux héros français du Tour 2019 prendront cependant des chemins bien différents deux semaines plus tard.

 

 

Thibaut Pinot : Du rêve au cauchemar absolu

Comment aurait-on pu imaginer une seule seconde ce qu’il allait se passer dans cette 19ème étape du Tour de France 2019 qui devait mener les coureurs à Tignes ? Tous les passionnés français de la Grande Boucle n’ont que deux mots à la bouche : victoire finale. Alors oui, c’est le phénoménal Julian Alaphilippe qui porte le Maillot Jaune sur la ligne de départ à Saint-Jean-de-Maurienne, mais celui-ci paraissant au bout du rouleau physiquement et mentalement, c’est plutôt sur les épaules de Thibaut Pinot que reposent tous les espoirs des Français de voir enfin un successeur à Bernard Hinault, 34 ans après.

Un Pinot solide dans le contre-la-montre de Pau puis voltigeant dans le Tourmalet puis le Prat d'Albis, ce qui lui avait permis de rattraper la bévue de cette satanée bordure d’Albi. Placé au général à 20 secondes de son grand rival Egan Bernal – le seul qui semble pouvoir se mettre en travers de son chemin vers la gloire -, Thibaut Pinot a 48 heures pour porter l’estocade finale dans les Alpes. Mais c’était sans compter sur cette guigne qui le poursuit, sur cette fragilité physique aussi qui a maintes et maintes fois contrarier son destin - rappelez-vous du Giro 2018.

Ce Tour de France était pourtant pour lui, c’était sûr, rien ne pouvait lui arriver, pas cette fois-ci. Mais lorsque Pinot se laisse décrocher du peloton, une quarantaine de kilomètres après le départ de cette maudite étape, et qu’il se dirige vers la voiture du médecin de la Grande Boucle, le rêve se transforme instantanément en cauchemar. Les minutes suivantes ne sont que douleur, détresse et larmes pour un Thibaut Pinot victime d’une blessure à la cuisse totalement improbable et dont on ne connaît toujours pas la cause plus de trois mois après.

Ce qui est sûr en revanche, c’est que Thibaut Pinot s’est promis de revenir sur le Tour de France en 2020 pour le gagner et que nous croyons désormais plus que jamais à une victoire française sur "notre" Tour. Et ce n'est pas Marc Madiot qui ira à l'encontre de cet espoir.

 

Démare, Peters et Cavagna : les Français s’exportent bien

Il n’y a pas que sur les routes de France que les Tricolores ont brillé en cette saison 2019. Trois d’entre eux ont ainsi remporté de magnifiques victoires sur les deux autres Grands Tours et attiré les lumières sur leur talent et leur panache.

Arnaud Démare, la troisième en trois ans

Chronologiquement parlant, le premier à avoir récolté son succès de prestige, c’est Arnaud Démare. Aligné sur le Tour d’Italie afin de laisser le champ libre à Thibaut Pinot et ses ambitions de podium sur la Grande Boucle, le sprinteur de la Groupama-FDJ avait fort à faire sur ce Giro, ses principaux rivaux se nommant Pascal Ackermann, Elia Viviani, Caleb Ewan et Fernando Gaviria. Tombé sur plus fort que lui en début d’épreuve, le Picard réussit enfin à trouver l’ouverture lors de la 10ème étape à Modène. Débarrassé d’un Ackermann tombé sous la flamme rouge, Démare s’impose facilement devant Elia Viviani et remporte un succès dans un Grand Tour pour la troisième année consécutive, après ses victoires sur les Tours de France 2017 et 2018.

Nans Peters, le coupeur de grosses têtes

Un deuxième tricolore a remporté son étape sur le 102ème Giro, il s’agit de Nans Peters. Déjà en vue lors des deux premières semaines, avec notamment le port du maillot blanc de meilleur jeune durant trois jours, le coureur de la formation AG2R La Mondiale réussit un véritable numéro lors de la 17ème étape qui mène les coureurs à Antholz-Anterselva. Membre d’un groupe d’échappés comprenant des coureurs du calibre d’Esteban Chaves, Davide Formolo, Thomas De Gendt ou encore Bob Jungels, le Français de 25 ans tente alors le pari audacieux de partir seul à plus de 15 kilomètres du sommet de la montée finale.

Alors que tout le monde pense que Peters ne peut pas tenir seul pendant autant de kilomètres, le natif de Grenoble creuse de plus en plus l’écart et finit par écoeurer ses adversaires. Avec plus d’1’30’’ d’avance à l’arrivée sur Chaves, Peters offre à la France son deuxième succès sur ce Giro 2019 et s’offre la plus belle victoire de sa prometteuse carrière.

 

Rémi Cavagna, la victoire de l'opiniâtreté

Gâté sur le Tour d’Italie et le Tour de France en 2019, le cyclisme français semble un peu moins en réussite sur le Tour d’Espagne. Nicolas Edet a bien porté le maillot rouge de leader une journée, mais le succès d’étape se refuse encore aux Tricolores à trois jours de l’arrivée à Madrid, malgré les efforts impressionnants d’un Rémi Cavagna qui a échoué deux fois à la troisième place d’une étape. Mais le Clermontois est aussi talentueux que têtu et refuse de sortir de cette Vuelta sans lever les bras.

C’est pourquoi il repart à l’attaque lors de la 19ème étape qui amène les coureurs à Tolède. Il s’agit de la dernière chance de victoire pour les baroudeurs et ça, Rémi Cavagna l’a bien compris. Accompagné de neuf autres coureurs, le membre du Wolfpack aborde les 25 derniers kilomètres avec 1’30’’ d’avance sur un peloton secoué par des bordures. Et c’est à ce moment-là que la machine à rouler clermontoise va se mettre en route et partir seule pour un raid qui va lui permettre de remporter ce succès d’étape qu’il désirait tant. Combinaison de talent et de panache, Rémi Cavagna, 24 ans seulement, n’a certainement pas fini de nous en mettre plein les yeux dans les prochaines années.

 

La cerise sur la gâteau : le retour au sommet de Pauline Ferrand-Prévot

Pour conclure ce bilan français 2019, Cyclism’Actu ne pouvait pas également tirer un grand coup de chapeau à la nouvelle reine mondiale du VTT, Pauline Ferrand-Prévot. En difficulté ces dernières saisons à cause de douleurs inexpliquées dans la jambe gauche, celle qui était devenue en 2015 la première cycliste à détenir simultanément un titre mondial sur trois disciplines différentes – route, cyclo-cross et VTT – a subi une opération en janvier 2019 qui lui a permis de redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, en l’occurrence l’une des très grandes dames du cyclisme mondiale. Championne du monde de VTT au mois d’août à Mont Saint-Anne, PFP ne rêve que d’une chose désormais : le titre olympique à Tokyo en 2020.

 

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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