Le coup de coeur du Tour - Robert Mintkewicz, sur les Champs en 1975 !
Le coup de coeur du Tour
Photo : Jean-Michel Guidez

Le coup de coeur du Tour - Robert Mintkewicz, sur les Champs en 1975 !

Jean-Michel Guidez, fidèle de Cyclism'Actu depuis des années, a décidé cette fois de vous proposer son "coup de coeur du Tour de France". Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, Jean-Mi réalise régulièrement Le Mag Cyclism'Actu et a proposé plus récemment La Rétro Jean-Mi. "Depuis l'enfance dans le Nord de la France, j'ai toujours eu une véritable passion pour le vélo, explique-t-il. À 72 ans, elle est toujours intacte. J'étais monteur à France Télévisions et j'ai suivi 15 Tour de France, 7 Paris-Dakar et aussi plusieurs Jeux Olympiques. Retraité depuis plus de 10 ans, je me balade toujours avec ma caméra et j'ai décidé d'aider ce média web que j'affectionne : Cyclism'Actu et toute son équipe."

Vidéo - Le coup du coeur du Tour... Robert Mintkewicz en 1975

 

Robert Mintkewicz à quelques centimètres du triomphe

Le 20 juillet 1975 est une date historique pour la Grande Boucle. En effet, sous la proposition d'Yves Mourousi, la dernière étape du Tour de France, qui se terminait les années précédentes à la Cipale au coeur du bois de Vincennes, connaît son épilogue sur la plus belle avenue du monde. Bernard Thévenet, vainqueur français au classement général devant Eddy Merckx, se verra remettre le maillot jaune sur le podium par le président de la République Valéry Giscard d'Estaing. Et pour l'arrivée de la dernière étape, Robert Mintkewicz, qui dispute son 5ème Tour, terminera second derrière le Belge Walter Godefroot. Quand on évoque ce souvenir avec Robert, il n'y a pas d'amertume dans ses propos, plutôt la reconnaissance d'une supériorité de Walter Godefroot plus malin ce jour-là...

Robert Mintkewicz, né en 1947 à Douchy-les-Mines près des aciéries de Denain dans les Hauts-de-France, a d'abord écumé les courses régionales chez les amateurs avant de se voir proposer un contrat chez les pros par Jean Stablinski, directeur sportif chez Sonolor-Lejeune. Très vite, Robert s'adapte dans le monde des professionnels, au service de prestigieux leaders tels que Bernard Hinault, Lucien Van Impe et Eddy Merckx en fin de carrière. Il est le confident, l'équipier modèle, le bon samaritain et dans les critériums il est préposé à la répartition des primes, bref un taulier. Bon sprinter mais dépourvu de qualités de grimpeur, sur les étapes de plat il est le capitaine de route à l'époque ou les oreillettes sont absentes. C'est lui qui fait l'interface avec le directeur sportif, il faut décider très vite de la stratégie de course, avoir une lecture pertinente de chaque situation.

Garçon affable et gentil, il fait le bonheur des réunions d'anciens champions par la qualité de ses récits. Pour le dernier de ses 8 Tours de France, en 1979, il a fait l'objet d'un reportage de Jean-Paul Ollivier sur la troisième journée de course, une étape de montagne, Bagnère de Luchon-Pau et le pauvre Robert exténué, contraint à l'abandon aura ce commentaire pathétique : "cette fois-ci nous sommes près de Lourdes mais il n'y aura pas de miracle". Il a été pilote du docteur Gérard Porte sur le Tour de France et les épreuves ASO pendant 18 ans. Un secteur pavé porte son nom à Avesnes-les-Aubert, un village du cambrésis dont il a porté les couleurs du club cycliste local chez les amateurs avec une moisson de victoires. Bébert est vraiment une belle personne.

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Publié le par François BONNEFOY

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